Face aux risques majeurs les préfets demandent aux intercommunalités de réaliser ou de mettre à jour leur Plan Intercommunal de sauvegarde (PICS) d’ici novembre 2026 conformément à la Loi Matras de 2021. Comme un PICS exige que les Plans Communaux de Sauvegarde (PCS) de toutes les communes du territoire soient à jour, une pression importante s’exerce sur les territoires, car ces plans sont en majorité obsolètes, inadaptés aux enjeux présents et à venir, voire inexistants. Les nouveaux élus des élections municipales de cette année héritent souvent de cette situation ; un travail de mise à jour souvent perçu comme une simple contrainte administrative, alors que c’est un énorme enjeu de sécurité locale et nationale dans lequel la responsabilité pénale des élus est engagée.
Comme nous le verrons, une fois dépassés les à priori anxyogènes et la perception d’une contrainte réglementaire (de plus), la mise en place des plans de sauvegarde se révèle être une source d’opportunités majeures pour les territoires :
- Un tremplin économique pour des secteurs sinistrés
- Un levier de souveraineté locale
- Vecteur de mobilisation, de solidarité, de confiance entre élus et administrés
- Un outil d’amélioration de l’environnement
- Une nécessité de sécurité locale et nationale face aux failles abyssales de la logistique alimentaire, comme nous le verrons
Un travail à ne pas prendre à la légère nécessitant d’être accompagné par des experts.
Je prends la parole ici avec un double angle de vue :
- Ergonome engagé sur la prévention des risques et le design de solutions opérationnelles, partenaire du cabinet de conseil Géorésilience.
- En tant que conseiller municipal et correspondant incendie & secours de ma commune
Pourquoi les PCS et PICS sont-ils indispensables ?
En cas de crise majeure — catastrophe naturelle, accident industriel, rupture de chaines d’approvisionnement vitales à grande échelle et durable suite à une cyberattaque… —, les communes et intercommunalités doivent être prêtes à réagir avec efficacité. Les Plans Communaux de Sauvegarde (PCS) et les Plans Intercommunaux de Sauvegarde (PICS) sont les outils obligatoires pour organiser cette réponse.
Cependant, élaborer ou mettre à jour un PCS ou un PICS est un travail complexe, chronophage et exigeant. Si ce travail n’est pas mené rigoureusement, avec les ressources nécessaires, les plans risquent de s’avérer inefficaces, voire aggravants en situation réelle.
Les enjeux sont nombreux : humains, environnementaux, économiques mais aussi assurantiels. Certains assureurs refusent désormais d’assurer les communes mal préparées aux catastrophes.
1. PCS et PICS : Des outils complémentaires pour une gestion de crise optimale
Plan Communal de Sauvegarde (PCS) : un document opérationnel au service de la commune
Le PCS est activé par le maire en cas de crise majeure. Son objectif est clair : protéger la population, les animaux, l’environnement et les biens en coordonnant les actions sur le territoire communal. Cela passe par l’alerte de la population, la mobilisation des moyens disponibles, et la mise en sécurité de tous.
- Les secours relèvent des services d’urgence (pompiers, SAMU, etc.).
- La sauvegarde est de la responsabilité des communes et intercommunalités.

Rôles « Secourir » (Services d’urgence) et « Sauvegarder » (Commune et intercommunalité)
Plan Intercommunal de Sauvegarde (PICS) : coordination entre communes
Le PICS ne se substitue pas au PCS, il le complète en organisant l’entraide et la coordination entre les communes d’une intercommunalité. Il permet de partager les moyens, la mobilisation des ressources intercommunales (comme la gestion de l’eau), de soutenir les communes sinistrées et de coordonner les actions à une échelle plus large.
⚠️ Une obligation légale :
« Pour être cohérent et opérationnel, le PICS exige que les PCS de toutes les communes membres soient à jour. » Article L731-4 du Code de la sécurité intérieure
Des documents stratégiques devant rester à jour pour être opérationnels
Une évaluation tous les cinq ans est requise pour garantir le caractère opérationnel des plans de sauvegarde (article L731-8 du Code de la sécurité intérieure).
Sans mise à jour au fil de l’eau, ils deviennent vite obsolètes et inefficaces: annuaire, nouveaux élus… Les territoires changent et les risques évoluent, PLU/PLUI, les aléas aussi, les infrastructures, les technologies, le contexte géopolitique… Les risques émergents doivent être pris en compte, ils peuvent être liés à de nouvelles technologies (exemple : généralisation des batteries lithium et risques d’incendie).
Mais aussi :
- Les partenariats avec de nouveaux services de secours,
- Leur mise à jour après un évènement majeur (catastrophe, pandémie…), un exercice avec RETEX,
- Évolution des réglementations,
- etc.
2. Pourquoi ce travail nécessite-t-il des ressources ?
Élaborer un PCS ou un PICS sérieux ne se résume pas à remplir des formalités administratives. C’est un processus exigeant qui demande une réflexion approfondie, une organisation rigoureuse et des compétences spécifiques.
Inventaire et analyse des documentations réglementaires existantes

La codification des différentes documentations réglementaires sont recensées dans l’infographie ci-dessus. Citons en particulier :
- Le Schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR)
- Le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM)
- Le portail Géorisques permettant de voir l’historique des risques et documents identifiés pour la commune
Un diagnostic précis des risques
Pour être efficace, un PCS ou un PICS doit reposer sur un diagnostic complet et actualisé des risques auxquels la commune ou l’intercommunalité est exposée.
Les spécificités locales doivent être prises en compte : topographie, sous-sols, climat, densité et typologie de population, personnes vulnérables (personnes âgées, personnes de passages, etc.), infrastructures critiques (écoles, hôpitaux, réseaux d’eau ou d’électricité), établissements et activités (agricole, touristique, industrielle), risques historiques…
Les risques systémiques et en cascade : quand tout s’enchaîne (NATECH et effet domino)
Les crises majeures ne se limitent jamais à un seul risque. Aujourd’hui, les territoires doivent anticiper des scénarios complexes, où un événement initial déclenche une réaction en chaîne, amplifiant les conséquences. Deux concepts clés illustrent cette réalité :
1. Les risques NATECH : quand la nature rencontre la technologie
Le terme NATECH (NAtural hazards triggering TECHnological disasters) désigne les catastrophes technologiques provoquées par un aléa naturel. Exemples concrets :
- Une inondation qui submerge une usine chimique → rejet de produits toxiques dans l’environnement.
- Un séisme qui endommage une centrale électrique → panne généralisée et perte des systèmes de refroidissement (risque de fusion du cœur pour un réacteur nucléaire).
- Une tempête qui arrache des lignes à haute tension → incendie dans un entrepôt de batteries lithium (risque d’explosion et de pollution).
⚠️ Pourquoi c’est critique ?
Les communes doivent identifier les sites sensibles (Seveso, barrages, data centers, etc.) situés en zone inondable, sismique ou exposée à d’autres aléas naturels. Un PCS ou PICS doit intégrer ces scénarios hybrides pour éviter une double catastrophe.
2. L’effet domino : quand un risque en déclenche un autre
L’effet domino décrit une chaîne de défaillances où un incident initial provoque une série de dysfonctionnements en cascade. Exemples :
- Un incendie dans une déchetterie (lié à des batteries lithium mal stockées) → fumées toxiques → évacuation massive → saturation des routes → blocage des secours.
- Une cyberattaque sur le réseau électrique → black-out → arrêt des pompes à eau → pénurie d’eau potable → crise sanitaire.
- Une panne des télécommunications (ex. : destruction d’un pylône) → impossibilité d’alerter la population → retard dans l’évacuation → pertes humaines.
💡 Cas réel :
En 2021, l’inondation en Allemagne a provoqué l’effondrement de barrages et la contamination de sols industriels, illustrant parfaitement un risque NATECH + effet domino.
3. Comment anticiper ces risques dans un PCS/PICS ?
Pour éviter que votre territoire ne soit submergé par une crise en cascade, voici les actions prioritaires à intégrer dans les plans de sauvegarde :
✅ Cartographier les interdépendances
- Identifier les infrastructures critiques (hôpitaux, stations d’épuration, réseaux électriques) et leurs dépendances (ex. : un hôpital a besoin d’électricité ET d’eau).
- Repérer les sites Seveso, barrages, ou stockages de matières dangereuses proches de zones à risque naturel.
✅ Prévoir des scénarios « multi-risques »
- Ne pas se limiter à un risque isolé (ex. : « inondation »), mais anticiper l’enchaînement possible (ex. : « inondation + pollution chimique + évacuation »).
- Intégrer des fiches réflexes spécifiques pour les crises en cascade (ex. : « Que faire si l’inondation coupe l’électricité ET les télécoms ? »).
✅ Renforcer la résilience des infrastructures
- Redondance des systèmes (ex. : groupes électrogènes de secours pour les pompes à eau).
- Stocks stratégiques (eau, alimentation, médicaments, carburant) pour faire face à des ruptures d’approvisionnement.
- Systèmes d’alerte alternatifs (radio locale, haut-parleurs) en cas de panne des réseaux numériques.
✅ Former les acteurs à la gestion de crise complexe
- Exercices simulés avec des scénarios multi-risques (ex. : « séisme + incendie + coupure de réseau »).
- Coordination renforcée entre services de secours, élus, et opérateurs (Enedis, Orange, etc.).
4. Pourquoi c’est un enjeu majeur pour les collectivités ?
- Les assurances ne couvrent pas toujours les crises en cascade → responsabilité accrue pour les maires.
- Les citoyens attendent une protection globale : un PCS qui ne prend pas en compte les effets domino peut saper la confiance dans les institutions.
- Les obligations légales (loi Matras, Code de la sécurité intérieure) exigent une préparation « tous risques ».
📌 Exemple local :
« Dans le Gers, une inondation de la Garonne pourrait impacter à la fois les zones agricoles (stocks de pesticides), les réseaux électriques et les axes routiers. Un PCS doit prévoir comment gérer simultanément ces trois crises. »
📢 Message clé à retenir
Un PCS ou PICS qui ne prend pas en compte les risques systémiques est comme un parapluie troué. Il donne une fausse impression de sécurité. Les crises modernes sont interconnectées — vos plans doivent l’être aussi.
Une organisation minutieuse des moyens
Un PCS ou un PICS efficace repose sur une mobilisation optimale des moyens disponibles. Cela implique de recenser et d’organiser :
- Les moyens humains : élus, agents municipaux, bénévoles (Réserve Communale de Sécurité Civile RCSC, si elle existe sur la commune), les professions ressources comme les agriculteurs, la coordination et les partenariats avec la préfecture, les SDIS, la sécurité civile, La Croix-Rouge, les communes voisines, l’intercommunalité ou encore les opérateurs locaux.
- Les moyens matériels et logistiques : véhicules, groupes électrogènes, stocks d’eau et de nourriture, ainsi que des points de rassemblement ou des hébergements d’urgence.
- La communication : il est crucial de prévoir des systèmes d’alerte fiables (sirènes, SMS, réseaux sociaux) même en situation dégradée, des systèmes mesh et radio résilients et relais directs afin d’informer la population et de coordonner les actions.
Pierre Lannes Des outils opérationnels
Pour être pleinement efficace, un PCS ou un PICS doit inclure des outils concrets :
- Des fiches réflexes détaillant les procédures à suivre en cas de crise (ex. : « Que faire en cas d’inondation ? », « Comment évacuer les personnes âgées ? »), les coordonnées des personnes à contacter.
- Des outils cartographiques pour visualiser les zones à risque, les points de rassemblement ou les ressources disponibles.
- Une salle de crise communale pré-équipée avec des cartes grands formats, les fiches réflexes imprimées du PCS, un système de communication radio analogique avec les pompiers.
Ces outils doivent être anticipés, maintenus, utilisés pour des répétitions et des exercices.
💡 Exemple : dans le cadre de la récupération de l’ancienne caserne des pompiers à Mauvezin par la commune, j’ai demandé à ce que l’antenne radio ne soit pas démontée par le SDIS afin que nous puissions l’utiliser en situation de crise où les communications téléphoniques et Internet seraient coupées ou dysfonctionnelles.
Le nécessité d’une population et des élus informés et préparés
Sensibiliser les habitants aux risques et aux bonnes pratiques, et organiser des exercices réguliers, permet de tester et d’améliorer le plan, tout en évitant les mouvements de panique en cas de crise réelle, permettant aux services de secours de ne pas être entravés et de pouvoir cibler et prioriser les secours vers les plus vulnérables.
À ce titre, un registre des personnes vulnérables maintenu en permanence avant les crises, conjugué à une population globale bien préparée, permettra de faciliter l’organisation et la hiérarchisation des secours, exemple : présentation du registre communal des personnes vulnérables de la commune de Mauvezin, dans Le Gers
La création d’une Réserve Communale de Sécurité Civile RCSC est un moyen efficace de mobiliser des citoyens bénévoles pour renforcer la résilience de votre commune, cf. articles L724-1 à L724-13 du code de la sécurité intérieure, 2021.
Loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile
La politique de sécurité civile doit permettre de s’attaquer résolument aux risques en les anticipant davantage, de refonder la protection des populations et de mobiliser tous les moyens encourageant les solidarités.
Le DICRIM : un document obligatoire pour informer les citoyens
En complément du PCS, le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) joue un rôle essentiel dans la prévention. Ce document, obligatoire, doit être mis à disposition de tous les habitants et révisé tous les 5 ans avec une communication au minimum tous les 2 ans, cf. article R125-13 du code de l’environnement.
Les citoyens conscients des risques sont dans leur plein droits et responsabilité en exigeant la consultation du DICRIM de leur mairie et en mettant en place un dialogue constructif avec leurs élus afin de mettre en sécurité leur commune.
Loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile
La sécurité civile est l’affaire de tous. Tout citoyen y concourt par son comportement. Une véritable culture de la préparation au risque doit être développée.

💡 Exemple : page d’information auprès des administrés sur le site web de la commune de Mauvezin : prévention des risques, gestion de crise, protection des personnes, des animaux, des biens et de l’environnement
3. Pourquoi faire appel à un expert ?
Un travail chronophage et complexe
Les communes et intercommunalités n’ont pas toujours les ressources internes pour mener à bien ce travail. En effet, il nécessite :
- Un diagnostic complet des risques, qui demande du temps et une expertise spécifique,
- Une coordination efficace entre les différents acteurs (élus, services techniques, partenaires),
- La rédaction de documents clairs, précis et opérationnels, adaptés aux réalités locales.
L’expertise fait la différence
Faire appel à des experts comme Géorésilience c’est bénéficier :
- D’une équipe pluridisciplinaire experte de la gestion de crise disposant d’une expérience terrain permettant d’anticiper les risques réels et d’adapter les solutions à chaque territoire.
- De méthodes permettant de développer la culture du risque et la coopération entre élus et administrés.
- Les Escape Game de prévention des risques et mobilisation citoyenne de Géorésilience ont reçu le label officiel de la Journée nationale de la résilience 2025.
- D’une connaissance approfondie des obligations légales, du cadre réglementaire et des ressources documentaires
- D’un accès à des outils et méthodes éprouvés : gestion de projet, cartographie, organisation d’exercices et de retours d’expérience, des outils de gestion de crise majeure
Des enjeux trop importants pour être négligés
Un PCS ou un PICS mal conçu peut avoir des conséquences graves :
- Retarder les secours en cas de crise, mettant ainsi en danger des vies humaines ou des biens.
- Exposer la commune à des responsabilités juridiques en cas de dysfonctionnement.
4. Les risques négligés : ne pas oublier l’essentiel
L’autonomie la plus fragile est celle qui dépend du fait que tout fonctionne.
La plus solide est celle qui continue de fonctionner quand quelque chose tombe en panne.
L’autonomie alimentaire, un enjeu sous-estimé
Parmi les risques souvent sous-estimés dans les PCS et PICS, l’autonomie alimentaire est un sujet critique. En cas de crise majeure (blocus, catastrophe naturelle, pandémie), les communes doivent être capables d’assurer l’approvisionnement en nourriture et en eau pour leur population.
Pourtant, selon le rapport public annuel 2022 de la Cour des Comptes :
« En dehors du plan de pandémie grippale de 2011, méconnu des acteurs et donc peu utilisé, il n’existe pas en France de stratégie nationale formalisée de sécurisation des approvisionnements alimentaires, ni de service consacré à cette fonction comme cela peut exister dans d’autres pays. »
Les chiffres sont alarmants :
- Le degré d’autonomie alimentaire des 100 premières aires urbaines françaises est en moyenne de 2 %.
- 97 % de la production agricole locale est consommée hors de son territoire de production.
Ces données montrent à quel point les communes sont vulnérables en cas de rupture des chaînes d’approvisionnement. Intégrer ces enjeux dans les PCS et PICS est donc essentiel pour garantir la résilience des territoires.
Un paradoxe et une ironie mortelle pouvant être transformées en formidables opportunités économiques et sociales
Un département comme le Gers, qui est cité pour exemple ici avec la commune de Mauvezin est un producteur agricole
- qui exporte environ 95% de son alimentation (transformée ailleurs) et n’a pas ses propres capacités de transformation,
- et à l’inverse, les gersois importent environ 95% de ce qu’ils mangent !
Comme partout, il n’existe aucun stock alimentaire et les réserves alimentaires sont de l’ordre de 2 à 3 jours. Les stocks sont dans les rayons des magasins, dans les camions, les bateaux et les avions de la grande distribution.
L’exigence de sécurité imposée par la loi sur les PCS/PCIS/DICRIM nécessite de sécuriser l’alimentation locale, permettant alors la révision du Plan Alimentaire Territorial (PAT) et du Schéma de cohérence territoriale (SCoT) pour diversifier la production, relocaliser la transformation, le stockage et la distribution, favoriser les circuits courts.
💡 Les injonctions des autorités auprès des collectivités pour mettre en sécurité leurs territoires deviennent une opportunité. Le développement de la polyculture locale et les circuits courts deviennent des nécessités et constituent alors des infrastructures de sécurité nationale !

5. Comment nous pouvons vous aider ?
Avec Géorésilience et son réseau d’expert, mon expertise d’ergonome et mon rôle de conseiller municipal et correspondant incendie et secours, nous vous proposons un accompagnement complet et sur mesure pour :
- Auditer votre PCS ou PICS existant : vérification de la conformité légale, identification des lacunes et des axes d’amélioration, y compris sur les risques négligés comme l’autonomie alimentaire
- Élaborer ou mettre à jour votre PCS, PICS et DICRIM : diagnostic complet des risques, rédaction des documents (fiches réflexes, outils cartographiques), intégration des spécificités locales, identifications des acteurs locaux, moyens et ressources mobilisables (associations, entreprises, matériels…) propres au territoire
- Sensibiliser, former votre population, vos élus et agents : sensibilisation aux enjeux de la gestion de crise, organisation d’exercices pour tester, améliorer votre plan et préparer tous les acteurs de crise, identification des acteurs privés et associatifs, création de réserves communales de sécurité civile RCSC, organisation d’escape Game de prévention des risques et mobilisation citoyenne de Géorésilience ayant reçu le label officiel de la Journée nationale de la résilience 2025
- Coordination avec vos partenaires : préfecture, SDIS, sécurité civile, Croix-Rouge, communes voisines, opérateurs d’importance vitale (OIV) : distribution d’eau, énergie, communications…
6. Prochaines étapes : Agissez dès maintenant !
La gestion des crises ne peut pas être laissée au hasard. Vérifiez dès aujourd’hui la date de votre dernier PCS ou PICS : est-il à jour ? Identifiez les risques émergents dans votre commune, comme ceux liés aux nouvelles technologies, aux cyberattaques, ou encore à l’autonomie alimentaire.
Contactez nous, moi et mon partenaire Géorésilience conseil en résilience des territoires ge***********@****on.me pour vous accompagner afin que votre commune ou intercommunalité soit prête à affronter n’importe quelle crise.
Conclusion : La résilience de votre territoire est entre vos mains
Les PCS et PICS ne sont pas de simples documents administratifs. Ce sont des outils vitaux pour protéger vos habitants, vos biens et votre environnement en cas de crise.
Un travail sérieux nécessite des ressources — et c’est précisément là que Géorésilience et moi intervenons. Grâce à notre expertise et notre expérience, nous vous aidons à élaborer des plans opérationnels, conformes et parfaitement adaptés à votre territoire, en intégrant tous les enjeux, y compris ceux souvent négligés comme l’autonomie alimentaire.
💡 Le saviez-vous ? « 97 % de la production agricole locale est consommée hors de son territoire de production. »
(Source : Rapport public annuel 2022 de la Cour des Comptes)
Et vous, êtes-vous prêt à gérer une crise d’approvisionnement ?
Merci pour votre lecture ! N’hésitez pas à partager cet article avec d’autres élus ou agents territoriaux. Ensemble, renforçons la résilience de nos territoires.
Ressources
- La page Prévention des risques de la commune de Mauvezin (Gers) que j’ai réalisé en tant que correspondant incendie et secours et conseiller municipal
- Rapport public annuel 2022 de la cour des comptes : Données sur l’autonomie alimentaire
- Responsabilités du maire en cas de crise : Fiches pratiques pour les élus, par SOS Maires
- Info.gouv.fr – Risques majeurs : Informations grand public et consignes
- Portail national Géorisques : Cartographie des risques naturels et technologiques par commune
- Planification et exercices de sécurité civile : Guides et retours d’expérience, sur le portail de la sécurité civile (Ministère de l’Intérieur)
- Les plans communaux et intercommunaux de sauvegarde (PCS / PICS) avec guides, modèles et exemples téléchargeables, sur le site du ministère de l’intérieur


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