Etude futurs usages véhicules autonomes

A propos de la mission

Projet confidentiel depuis 2017 pour 3 ans. Dans le cadre d’un programme d’investissements d’avenir (PIA) sur les futurs véhicules à délégation partielle ou totale de la conduite (véhicule autonome), j’assure la direction sur les activités de l’équipe en charge de :

  • L'état de l'art
  • Études ethnographiques
  • Prospective des usages
  • Prototypage et tests utilisateurs des concepts

 

Le projet vise à :

  • Anticiper et étudier les problématiques et les solutions liées aux niveaux de délégation intermédiaires : passage des modes de conduites manuelles aux modes semi autonomes
  • Identifier les futurs usages et les solutions en terme de services et d’interactions hommes-machines dans les futurs habitacles des véhicules autonomes

 

Les différents niveaux de délégation de conduite :

0 (eyes on), aucune aide ou fonctions automatisées et l’ensemble de la conduite du véhicule est déléguée au seul conducteur.

1 (eyes on) il s'agit du premier niveau d'aide à la conduite automobile (en anglais Advanced driver-assistance systems ou ADAS), typiquement le régulateur de vitesse.

2 (eyes on) ajout de dispositifs contrôlant la dynamique longitudinale et latérale du véhicule. Par rapport au niveau 1, le véhicule bénéficie d’un régulateur de vitesse adaptatif (exemple :  Renault Megane GT avec régulateur adaptatif) maintenant le véhicule à une vitesse programmée et à une distance constante du véhicule qui le précède. Dans le même temps, le véhicule reste sur sa voie sans que le conducteur ait à corriger la trajectoire du véhicule en reprenant le volant en main. Cette fonction de maintien du véhicule dans sa file notamment sur autoroute est bien entendu déjà proposée mais, conformément à la réglementation actuelle, le système impose que le conducteur reprenne le volant au bout de quelques secondes.

 3 (eyes off) illustre la fonction Autopilot de la marque Tesla laquelle autorise une conduite automatisée dans des situations définies sans contrôle du conducteur, avec reprise en main par le conducteur si nécessaire. Avec ce niveau d’automatisation, on autorise le conducteur à faire autre chose à bord de son véhicule (eyes on) c’est-à-dire visionner un film, consulter ses mails, etc). Le véhicule décide de lui-même de dépasser un autre véhicule et demande au conducteur de reprendre le volant lorsque l’état de l’infrastructure routière par exemple n’autorise plus le bon fonctionnement de la conduite automatisée.

4 (mind off) autorise une conduite automatisée dans des situations définies, sans contrôle et sans reprise en main par le conducteur. On est purement dans ce cas en situation de conduite automatisée et totalement déléguée. Les passagers et le conducteur peuvent s’assoupir, celui-ci lâche les mains et son attention n’est pas requise (mind off). Lorsque le véhicule ne contrôle plus la situation, celui-ci va de lui-même se mettre en sécurité, notamment en s’arrêtant, warnings allumés, sur la bande de voie d’urgence.

 5 (mind off) enfin, est le degré ultime de l’automatisation du véhicule puisque tout est automatisé. Ici, le véhicule ne réclame plus de conducteur, volant et pédales peuvent donc être éliminés. C’est tout d’abord sous la forme de robot-taxis que ces véhicules autonomes de niveau 5 seront introduits dans les grands centres urbains sur des périmètres bien déterminés et des parcours parfaitement balisés.

Il y a peu de différence entre les niveau 4 et 5, car dans les 2 cas le véhicule est totalement autonome. La différence est que dans le 5 on supprime les commandes manuelles qui ne sont plus possible.

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