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	<title>Apple &#8211; Pierre Lannes</title>
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	<title>Apple &#8211; Pierre Lannes</title>
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		<title>L&#8217;eXperience Utilisateur mobile au cœur des nouvelles stratégies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Oct 2013 10:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ergonomie et design]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective des usages]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce billet reprend largement mon commentaire sur le billet de Pierre-Olivier Carles "Manipuler son ADN vers le Mobile". Cet entrepreneur du numérique y aborde la nécessité pour l'entreprise de repenser les métiers et le business autour de la révolution mobile : les smartphones, et les objets connectés dotés d'une interface utilisateur arrivants sur le marché. Il écrit (je cite) : "Retenez bien ces deux mots car en eux réside l’avenir de notre profession : Expérience Utilisateur", évoquant également l’importance de penser l’interface utilisateur en conséquence.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Illustration ci-dessus, le capitaine Kirk, personnage de la série Star Trek, avec dans sa main son « communicateur ».</em></p>



<p><strong>Pierre-Olivier Carles</strong>, un <strong>entrepreneur du numérique</strong> abordait (dans un billet « Manipuler son ADN vers le Mobile » qui n&rsquo;est plus en ligne) la nécessité pour l&rsquo;entreprise de repenser les métiers et le business autour de la révolution mobile&nbsp;: les smartphones, et les objets connectés dotés d&rsquo;une interface utilisateur arrivants sur le marché.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Retenez bien ces deux mots car en eux réside l’avenir de notre profession&nbsp;: Expérience Utilisateur</p>
</blockquote>



<p>Il évoquait également l’importance de penser l’interface utilisateur en conséquence. En tant que professionnel du conseil et de l&rsquo;accompagnement pour la performance de l&rsquo;eXpérience Utilisateur et de la <a href="/portfolio-category/conception-ux-ui/">conception d&rsquo;interfaces utilisateur</a>, avec mon background de psychologue et d’<a href="/ergonome/">ergonome</a>, je ne peux que me réjouir si les entrepreneurs et les décideurs placent l’eXpérience Utilisateur comme une dimension centrale dans la conception de produit, de services, de relation avec la marque… de la stratégie et du business&nbsp;!</p>



<p>Cela nous sort avec bonheur et soulagement des fatigants débats que l’on voit fleurir ça et là, plus ou moins corporatistes, intéressants et pertinents entre certains professionnels et opportunistes souvent <a href="/humeur-tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-ergonome/">incompétents</a> qui s’engouffrent dans la brèche de cet intérêt naissant pour l’eXpérience Utilisateur (ou User eXperience, ou UX). C&rsquo;est la nouvelle <a href="/definition-experience-utilisateur-sa-place-en-agence-et-chez-les-annonceurs/">marotte des agences de com « digitales »</a>,&nbsp;vouée à l&rsquo;échec, à cause de leur organisation en silots/BU et l&rsquo;anachronisme obsolète du marketing&nbsp;et de la <a href="/definition-experience-utilisateur-sa-place-en-agence-et-chez-les-annonceurs/">création égo-centrée sur la communication de marque</a>. C&rsquo;est l&rsquo;exploitation de la data et les relations incestueuses avec les directions marketing qui les sauvent pour l&rsquo;instant.</p>



<p>Nous avons déjà vécu et nous vivons encore la récupération par les agences des termes à la mode comme le&nbsp;<strong>design</strong> et de&nbsp;<a title="Humeur&nbsp;: tout le monde il est beau, tout le monde il est ergonome" href="/humeur-tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-ergonome/">l’<strong>ergonomie</strong>, (j&rsquo;en ai déjà parlé ici)</a>&nbsp;C’est normal, quand un concept comme l’UX devient « mainstrean » et « bankable », il devient un terme de marketing et on l’utilise et le décline à toutes les sauces et parfois n’importe comment. Ce n’est pas grave, c’est la rançon du succès. Essayons plutôt de satisfaire les utilisateurs, les clients et les décideurs qui sont demandeurs. En faisant notre travail le mieux possible, avec les bonnes méthodes et les bons outils, en se remettant en question, en collaborant. Et ce n&rsquo;est pas dans les grosses agences que cela se passe.</p>



<p>Quant au scepticisme de ceux qui ne voient l&rsquo;UX que comme une nouvelle tendance, je voudrais rappeler que les concepts et les métiers de l&rsquo;étude et conception d’eXpérience Utilisateur existent depuis plus de 25&nbsp;ans. Prenant sa source dans le design centré sur l’utilisateur avec l&rsquo;ouvrage « The Design of Everyday Things » de <a title="Don Norman" href="/tendance-ux-trop-interfaces-tue-interface-utilisateur/#norman"><strong>Donald Norman</strong></a>&nbsp;en 1988,&nbsp;qui fut le premier « User Experience Architect » quand il rejoint <strong>Apple</strong> en 1993. Quand on voit le chemin parcouru par <strong>Apple</strong> jusqu’à aujourd’hui, ça ne peut pas laisser indifférent.</p>



<p>Mais pourquoi donc cette montée en puissance de l’intérêt pour l’expérience Utilisateur&nbsp;? Et bien cela ressort très bien de l’article de Pierre-Olivier&nbsp;: à une époque où les appareils mobiles et leurs usages sont devenus omniprésents, c&rsquo;est souvent l’expérience utilisateur d’un service et/ou un produit via une application sur smartphone qui fait la différence. En effet, ce n’est plus la peine de parler de contraintes techniques ou de puissance d’un appareil. Ce qui est important, ce n’est pas ce que les appareils savent faire&nbsp;: c’est <strong>ce que les gens savent et peuvent faire avec ces appareils.</strong> Et l’interface utilisateur de cet appareil joue un rôle très important dans cette expérience utilisateur.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="484" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/03/mobile-uses-1024x484.jpg" alt="Doigt sur un écran d'iPhone en main" class="wp-image-34293" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/03/mobile-uses-1024x484.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/03/mobile-uses-300x142.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/03/mobile-uses-768x363.jpg 768w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/03/mobile-uses-1536x726.jpg 1536w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/03/mobile-uses.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Je partage le point de vue de Pierre-Olivier sur le lien fort entre l’importance de la <strong>stratégie mobile</strong> (au sens large&nbsp;: smartphones et objets connectés d’aujourd’hui et de demain) et l’expérience utilisateur. En effet, les usages mobiles des smartphones ont fait voler en éclat de nombreuses frontières spatiales et temporelles. Notamment en permettant une connexion permanente et partout aux contenus personnels et professionnels. En brisant aussi la frontière entre online et le offline. Mettre une barrière entre le réel et le numérique <a href="/les-quatre-piliers-dune-experience-utilisateur-cross-canal-reussie/">n’a désormais plus de sens</a> quand on pense au business. Car <strong>ces frontières n’existent plus</strong>. Dans l’immédiateté, le consommateur utilise en magasin son propre smartphone pour lire les prix, les informations techniques et les avis en ligne sur un produit. Dans l’anticipation, un autre consommateur préparera en ligne, en situation de mobilité (ou non) son achat, afin de récupérer rapidement le produit, optimiser son déplacement et son temps de parcours et d’attente pour le retrait en magasin physique (Web to Store).</p>



<p>Le smartphone devient tellement omniprésent dans une multiplicité d’usages grands publics et professionnels qu’on ne peut plus penser la relation avec une cible, un citoyen, un individu sans la présence de ce support. On ne peut plus seulement parler de consommateur, mais de consommateur-utilisateur « <strong>Consuser</strong>« . Les usages mobiles permettent d’imaginer de nouvelles façons d’interagir, de nouveaux services et produits. Mais quand on sait que les points de contact avec le produit, les marques, les processus et les personnes se multiplient, la stratégie mobile ne peut être pensée isolément de la stratégie globale, afin de <a href="/les-quatre-piliers-dune-experience-utilisateur-cross-canal-reussie/">maintenir un ensemble cohérent</a>, notamment pour l’utilisateur consommateur final. Et pour penser global, dans un monde où information, technologie et usages évoluent très vite, il est devenu nécessaire, quand on réfléchit au business, de prendre du recul et surtout de la hauteur afin de faire les bons choix, jusqu&rsquo;à faire de la <a href="/prospective-design/">prospective</a>. C’est un des aspects que j’ai creusé il y a un an dans mon long billet « <a title="Tendance UX&nbsp;: trop d’interfaces tue l’interface (utilisateur)&nbsp;?" href="/tendance-ux-trop-interfaces-tue-interface-utilisateur/"><strong>Tendance UX&nbsp;: trop d’interfaces tue l’interface (utilisateur)&nbsp;?</strong></a>&nbsp;« . Evidemment, ces enjeux varient beaucoup selon le secteur, la taille et les cibles de l’entreprise qui réfléchit à sa stratégie.</p>



<p>Au final, ce que nous apprend l’importance de l’eXpérience utilisateur avec les produits mobiles omniprésents et à venir, c’est qu’ils contribuent fortement ou peuvent même <strong>se confondre avec l’expérience globale de la relation avec la marque, le produit, entre les usagers.</strong> Et cette expérience devra être enchantée, dans ce monde ultratechnique et saturé d’informations et d’images, afin de <strong>capter l’attention, créer la différence, être adopté, développer la préférence, fidéliser et engager</strong>. Cet enchantement passe bien souvent aujourd’hui et inévitablement demain par la magie de ces échanges entres les hommes et ces machines connectées qui nous suivent désormais partout au contact de notre corps&nbsp;: dans la poche, la main, sur le poignet, dans les oreilles et devant les yeux.</p>
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		<title>Le smartphone reste dans la poche grâce à l&#8217;assistant vocal, la montre smartwatch et au carnet connectés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jul 2013 21:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ergonomie et design]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective des usages]]></category>
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					<description><![CDATA[Les téléphones mobiles ultra sophistiqués (smartphones) deviennent omniprésents dans le quotidien de nombreuses personnes, de part leur simple portabilité et la multiplicité des usages disponibles en permanence condensés en un seul objet : walkman pour la musique, téléviseur et lecteur de vidéos et de film, appareil photo et caméra, liseuses (informations, magazines, livres), consoles de jeux, prise de notes, assistants personnels, GPS, applications, accès internet, téléphone et SMS, il nous donnent la possibilité d'être connectés en permanence et (presque partout) avec le contenu d'internet et nos contacts, par une multitude de moyens et médias instantanés ou différés.

Beaucoup d'utilisateurs consultent très souvent leur téléphone et passent beaucoup de temps sur celui-ci, peut être même trop. Certaines fonctions et accessoires permettent de gagner du temps, du confort, et réduire l'esclavage d'être rivé à l'écran et clavier du smartphone : la commande et synthèse vocale (SIRI sur iPhone), les smartwatch (la montre Pebble en particulier), ou l'utilisation de notes manuscrites numérisées (carnet Evernote par exemple).]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les téléphones mobiles ultra sophistiqués (smartphones) sont désormais des objets très répandus. Faciles à porter, ils permettent une <strong style="line-height: 1.5em;">multitude d&rsquo;usages en un seul objet</strong><span style="line-height: 1.5em;">&nbsp;: walkman pour la musique, téléviseur et lecteur de vidéos et de film, appareil photo et caméra, liseuses (informations, magazines, livres), consoles de jeux, prise de notes, assistants personnels, GPS, applications, accès internet, téléphone et SMS, ils nous donnent la possibilité d&rsquo;être connectés en permanence et (presque partout) avec le contenu d&rsquo;internet et nos contacts, par une multitude de moyens et médias instantanés ou différés (on parle de « Mobiquité »).</span></p>



<p>Cette multiplicité d&rsquo;usages disponibles en permanence condensés en un seul objet aussi facile à porter lui fait occuper beaucoup de place dans le quotidien de nombreuses personnes. Pour le meilleur <a title="A l’époque de l’utraconnexion, il devient branché de débrancher. Et même vital" href="/a-lepoque-de-lutraconnexion-il-devient-branche-de-debrancher-et-meme-vital/">et pour le pire</a>. N&rsquo;ayons pas peur des mots&nbsp;: le smartphone est devenu le « <strong>Doudou</strong> » des temps modernes. Pas étonnant, donc, que ce smartphone soit souvent dans notre main. Et comme on ne peut pas vraiment l&rsquo;avoir en permanence dans la main, pas étonnant non plus qu&rsquo;il fasse beaucoup d&rsquo;aller et venues entre notre poche (ou notre sac) et notre main.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le smartphone consulté 150 fois par jour</h2>



<p>Le mercredi 29 mai dernier, lors de la conférence californienne D11, <strong>Mary Meeker,</strong> analyste respectée du monde numérique (surnommée « la reine de l&rsquo;internet ») a présenté, en partenariat avec la société de capital-risque KPCB Kleiner Perkins Caufield &amp; Byers, son attendu et rituel rapport annuel sur les tendances Internet de l&rsquo;année.</p>



<p>A la page 54 de la présentation, un graphique issu d&rsquo;une étude utilisateur montre qu&rsquo;en moyenne, <strong>un utilisateur consulte son smartphone 150 fois par jour</strong>. Le graphique ci-dessous détaille les résultats chiffrés pour les différents usages qui amènent l&rsquo;utilisateur à sortir son smartphone de sa poche&nbsp;: messagerie (SMS, e-mail&#8230;), appels vocaux, regarder l&rsquo;heure, gérer la fonction « Walkman » (musique), jouer, « réseauter » et consulter les médias sociaux (Facebook, Twitter, Instagram&#8230;), utiliser et consulter l&rsquo;appareil photo/vidéo du smartphone, lire les nouvelles et lire les alertes (push, notifications autres que messagerie et médias sociaux), son calendrier, faire des recherches et surfer sur le web&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img decoding="async" width="1000" height="773" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/Smartphone_Users_Reach_to_Phone.jpg" alt="Smartphone Users Reach to Phone" class="wp-image-22680" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/Smartphone_Users_Reach_to_Phone.jpg 1000w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/Smartphone_Users_Reach_to_Phone-300x232.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/Smartphone_Users_Reach_to_Phone-768x594.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Source&nbsp;: Business Insider « <a href="https://www.businessinsider.com/mary-meekers-latest-masterful-presentation-on-the-state-of-the-web-2013-5" title="Mary Meeker's Latest Masterful Presentation On The State Of The Web - Business Insider ">Mary Meeker&rsquo;s Latest Masterful Presentation On The State Of The Web</a>« </em></figcaption></figure>



<p>Tout d&rsquo;abord, cette multiplicité d&rsquo;aller et venues entre notre poche (ou notre sac) et notre main n&rsquo;est pas sans danger physique direct pour les autres, soi-même (inattention du piéton, du conducteur…) et pour l&rsquo;appareil lui-même (chute, vol à l&rsquo;arrachée…).</p>



<p>Sur un autre plan, cette permanente disponibilité de l&rsquo;appareil connecté <strong>renforce la dépendance aux usages associés de part la facilité d&rsquo;accès</strong>. Le geste de sortir le téléphone de la poche pour une raison (appel, message…) va emmener l&rsquo;utilisateur à focaliser son attention sur l&rsquo;écran, et donc, une fois la contrainte d&rsquo;avoir sorti l&rsquo;appareil de sa poche ou son sac et maintenant rivé sur son écran, autant « en profiter » pour aller consulter et faire autre chose sur celui-ci&nbsp;: la spirale de l&rsquo;accoutumance est en marche….</p>



<p>C&rsquo;est notre sociabilité, notre disponibilité et notre attention au monde extérieur qui se réduisent. Mais aussi notre santé mentale qui peut être menacée, comme je le mentionnais dans <a href="/a-lepoque-de-lutraconnexion-il-devient-branche-de-debrancher-et-meme-vital/">un autre billet</a>, notamment par « l&rsquo;addiction, l&#8217;emprise de la tyrannie d&rsquo;un flux permanent dont nous pouvons nous rendre les esclaves, créant de nouvelles formes d&rsquo;aliénation du réel, de l&rsquo;ici et maintenant. On parle même d&rsquo;un nouveau trouble psychique, la nomophobie&nbsp;: la peur de perdre son portable ou son accès à Internet. »</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><a href="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/girls-on-their-phone.jpg"><img decoding="async" width="1600" height="957" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/girls-on-their-phone.jpg" alt="4 copines au café chacune rivée sur son smartphone" class="wp-image-33846" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/girls-on-their-phone.jpg 1600w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/girls-on-their-phone-300x179.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/girls-on-their-phone-1024x612.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/girls-on-their-phone-768x459.jpg 768w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/girls-on-their-phone-1536x919.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"> <em>Boire un café entre copines en 2013</em></figcaption></figure>



<p>Entre les dérives de l&rsquo;<a href="/a-lepoque-de-lutraconnexion-il-devient-branche-de-debrancher-et-meme-vital/">ultraconnexion</a> et son pendant parfois nécessaire&nbsp;: la déconnexion complète, il est&nbsp;possibles de réduire fortement les allées et venues entre la poche (ou le sac) et la main tout en restant connecté, je vais y revenir.</p>



<p>Si l&rsquo;on se penche un peu plus près dans le graphique ci-dessus sur le détail des différents usages qui amènent l&rsquo;utilisateur à sortir son smartphone de sa poche, ce graphique ne différencie pas&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les interactions volontaires de la part de l&rsquo;utilisateur: prendre une photo, saisir un message, etc.</li>



<li>les simples consultations&nbsp;: regarder l&rsquo;heure, qui m&rsquo;appelle, m&rsquo;écrit, quel est le contenu de ce message, le titre et l&rsquo;interprète de cette chanson que j&rsquo;écoute…</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-33850 size-full" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/reconnaissance-vocale.png" alt="reconnaissance vocale google" width="512" height="512" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/reconnaissance-vocale.png 512w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/reconnaissance-vocale-300x300.png 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/reconnaissance-vocale-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px" />Commande et reconnaissance vocales</h2>



<p>Parmi les usages amenant à sortir le téléphone de sa poche, <strong>les appels vocaux arrivent en deuxième position avec 15%</strong>. Depuis plusieurs années, le casque avec micro avec ou sans fil (par bluetooth) est déjà un premier pas pour ne pas avoir à sortir et interagir avec son smartphone pour répondre à un appel. La commande vocale intégrée à la plupart des appareils (avec ou sans SIRI sur iPhone) permet elle aussi de s&rsquo;affranchir de l&rsquo;interaction directe avec le smartphone pour lancer un appel. Mais si le smartphone est dans la poche, dans le cas de la réception d&rsquo;appel, je ne verrai pas qui m&rsquo;appelle (sauf si l&rsquo;appareil intègre une synthèse vocale).</p>



<p>Les <strong>commandes et dictées vocales</strong>, même si leur usage est inadapté dans de nombreux contextes (environnement bruyant…) et finalement relativement boudé par les utilisateurs, permettent également de garder son téléphone dans sa poche et gagner en simplicité et rapidité pour certains usages&nbsp;: commande vocale pour lancer un appel, reconnaissance vocale pour dicter des textes de messages ou de notes. Pour ma part, je suis assez bluffé par l&rsquo;efficacité de la reconnaissance vocale des applications de Google ou d&rsquo;Apple, et je les utilise de plus en plus. Voir à la fin du billet une infographie (en anglais) qui présente les usages de SIRI, l&rsquo;assistant vocal d&rsquo;Apple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Utiliser une montre pour déporter certains usages du smartphone</h2>



<p>On voit que <strong>la consultation de l&rsquo;heure arrive tout de même à la troisième place avec 12%</strong> des consultations du téléphone&nbsp;! Voilà un usage qui semblerait plutôt traditionnellement être assigné à une montre, accessoire léger et consultable d&rsquo;un simple coup d’œil sur le poignet.</p>



<p><strong>Alors pourquoi pas renverser le paradigme</strong>, en utilisant la <strong>montre</strong> pour déporter sur l&rsquo;écran de celle-ci les informations venant du téléphone pour de simples consultations&nbsp;: regarder l&rsquo;heure, ce qui est naturel pour une montre, mais aussi voir qui m&rsquo;appelle, qui m&rsquo;écrit, quel est l&rsquo;objet et le contenu de ce message, quel est le titre et l&rsquo;interprète de cette chanson que j&rsquo;écoute…</p>



<p>Et pourquoi pas aussi rajouter des fonctions basiques sur les boutons de cette montre&nbsp;: accepter ou refuser un appel vocal, mettre en pause la musique du walkman du smartphone, passer au morceau de musique précédent ou suivant. Toujours dans le graphique présenté plus haut, <strong>la musique arrive à la 4ème place (9%)</strong> des usages amenant à sortir le téléphone de sa poche. C&rsquo;est tout cela que fait déjà la montre <strong>Pebble</strong>&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><a href="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebbles.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1600" height="582" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebbles.png" alt="Pebble Smartwatch" class="wp-image-33853" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebbles.png 1600w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebbles-300x109.png 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebbles-1024x372.png 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebbles-768x279.png 768w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebbles-1536x559.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></a></figure>



<p>Cette montre désormais commercialisée est, à la base, un <strong>projet KickStarter,</strong> plateforme très prisée de <strong>crowdfunding</strong> (financement participatif de projets de création d&rsquo;entreprise utilisant internet comme canal de mise en relation entre les porteurs de projet et les personnes souhaitant investir dans ces projets). Le concept de cette montre a eu un succès fulgurant sur KickStarter, ce qui démontre l&rsquo;<strong>intérêt des utilisateurs</strong>, et préfigure un succès futur de ce type d&rsquo;accessoires et l&rsquo;évolution de certain usages.</p>



<p>La <strong>Pebble</strong> n&rsquo;est pas une montre gadget à écran tactile couleur que l&rsquo;on doit recharger tous les jours, ce qui reproduirait ce que fait déjà le smartphone (et certains de ses défauts… la faible autonomie notamment). Non, la Pebble est une « smartwatch » avec un écran monochrome, utilise une technologie qui lui donne une semaine d&rsquo;autonomie (rechargeable avec un câble USB), l&rsquo;heure est affichée en permanence (certaines smartwatchs n&rsquo;affichent pas l&rsquo;heure en permanence par souci d&rsquo;économie d&rsquo;énergie…), un écran très lisible même en plein soleil. Elle est solide, étanche, possède un vibreur pour être notifié de l&rsquo;arrivée des messages, et un accéléromètre qui permet quant à lui d&rsquo;activer le rétro-éclairage de l&rsquo;écran dans l&rsquo;obscurité, d&rsquo;un simple mouvement du poignet. Elle utilise la technologie <strong>Bluetooth</strong> pour la connexion avec le smartphone (appareils sous les systèmes d&rsquo;exploitation Android ou iOS/iPhone).</p>



<p>On voit qu&rsquo;une grande partie des usages amenant à sortir le téléphone de sa poche peuvent être déportés sur la montre comme l&rsquo;illustre ci-dessous la reprise du graphique, à condition qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de simples consultation et actions « de base ». On peut estimer que deux tiers des sorties du smartphone de sa poche ou de sac seront évitées, beaucoup moins de temps sera passé sur celui-ci et les consultations de messages et de signal d&rsquo;appel seront beaucoup plus discrètes, rapides et aisées dans de nombreuses situations avec un coup d’œil sur la montre.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="979" height="517" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebble_less_phone_reach.jpg" alt="pebble less phone reach" class="wp-image-22685" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebble_less_phone_reach.jpg 979w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebble_less_phone_reach-300x158.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/pebble_less_phone_reach-768x406.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 979px) 100vw, 979px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le smartphone comme « hub » de poche discret entre le cloud et les contenus réels</h2>



<p>Le smartphone peut être un outil de poche intéressant pour certaines activités professionnelles ou personnelles. Comme beaucoup de personnes, je prends souvent des notes sur papier ou sur un tableau, en réunion de travail, et je l&rsquo;utilise mon <strong>smartphone comme un scanner</strong> en prenant en photo le contenu du tableau ou les notes, que l&rsquo;on pourra tout de suite envoyer par e-mail, conserver et transporter sur son smartphone, etc.. C&rsquo;est simple, pratique, en évitant de ressaisir sur ordinateur ce que l&rsquo;on vient de gribouiller et effacer, éparpiller ou égarer. Mais là aussi il ne vaudra mieux pas perdre son smartphone ensuite, et avoir pensé à sauvegarder ces photos de notes, bien « les ranger », notamment dans le cloud sur internet, pour pouvoir y accéder quand on le souhaite. C&rsquo;est ce que font très bien des services comme <strong>Dropbox</strong> ou <strong>Evernote</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/carnet_evernote.jpg" alt="carnet Evernote" class="wp-image-22686" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/carnet_evernote.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/carnet_evernote-300x199.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/carnet_evernote-768x510.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Dans cet esprit, certains accessoires existent pour profiter pleinement des possibilités de notre smartphone tout en le gardant dans la poche. Je pense notamment au <strong>carnet papier Evernote Smart de Moleskine</strong>. On peut utiliser celui-ci comme un carnet papier normal. Il est optimisé pour l&rsquo;application <strong>Evernote</strong> en prenant les pages du carnet en photo via l&rsquo;application sur smartphone, celles-ci seront instantanément numérisées, dans le cloud et synchronisées avec tous vos appareils, ordinateur, accessibles via le web web, etc.. Un système d&rsquo;autocollant « stickers » permet également de « tagguer » sur le papier des zones et pages du carnet, elles seront reconnues par l&rsquo;application et automatiquement tagguées et stockées dans les carnets numériques dans le cloud avec les valeurs et contenus de votre choix. Pour les abonnements payants (premium), les notes numérisées seront traitées par un système de reconnaissance de caractère, ce qui permettra de retrouver le contenu écrit dans vos données numérisées (à condition que votre écriture manuscrite soit lisible&nbsp;!). Avec chaque carnet Evernote Smart un abonnement de 3 mois à l&rsquo;abonnement Premium est offert. Le <a href="https://blog.evernote.com/fr/category/tips-stories/">blog en français d&rsquo;<strong>Evernote</strong></a> avec ses témoignages d&rsquo;utilisateurs illustre les usages que font ceux-ci du service.</p>



<p>L&rsquo;utilisation de ce carnet, l&rsquo;air de rien, permet de retrouver l&rsquo;intérêt et le plaisir de l&rsquo;utilisation du papier et de l&rsquo;écriture manuscrite et accessoirement, cela permet aussi en entretien, réunion, d&rsquo;être un peu plus disponible et concentré sur nos interlocuteurs, en tout cas plus qu&rsquo;on ne l&rsquo;est bien souvent quand on utilise un ordinateur ou une tablette pour prendre des notes.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="799" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2019/04/petite-poucette.jpg" alt="Pouces sur clavier d'une console portable" class="wp-image-29801" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2019/04/petite-poucette.jpg 1200w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2019/04/petite-poucette-300x200.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2019/04/petite-poucette-1024x682.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2019/04/petite-poucette-768x511.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption"> <em>Le clavier (tactile ou non) encore très utilisé</em></figcaption></figure>



<p>Même si la modalité vocale ou les accessoires que j&rsquo;ai évoqué (la montre <strong>smartwatch Pebble</strong> et le <strong>Carnet Evernote Smart</strong>) permettent de garder plus souvent le téléphone dans la poche, l&rsquo;écran et le clavier (tactile ou physique) ont certainement encore de beaux jours devant eux. Nous sommes encore ancrés dans le monde de « <strong>Petite Poucette</strong> » dont parle le philosophe <strong>Michel Serres</strong>&nbsp;: ceux qui se servent de leurs pouces pour être articulés avec le monde, le numérique et le réel étant désormais confondus.</p>



<p>Pour finir, une infographie en anglais (cliquez/tapez pour agrandir) représentant l&rsquo;usage actuel de <strong>SIRI</strong>, l&rsquo;assistant vocal d&rsquo;<strong>Apple</strong> intégré sur&nbsp;<strong>iPhone</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><a href="https://visual.ly/use-siri"><img decoding="async" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2013/07/the-use-of-siri.jpg" alt="Capture écran infographie &quot;The Use of Siri&quot;" class="wp-image-22688"/></a><figcaption class="wp-element-caption">Source&nbsp;: <a href="https://visual.ly/use-siri">http://visual.ly/use-siri</a></figcaption></figure>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.pierre-lannes.fr/garder-liphone-dans-la-poche-grace-a-siri-et-aux-accessoires-connectes-montre-pebble-et-carnet-evernote/feed/</wfw:commentRss>
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			</item>
		<item>
		<title>Tendance UX&#160;: trop d’interfaces tue l’interface (utilisateur)&#160;?</title>
		<link>https://www.pierre-lannes.fr/tendance-ux-trop-interfaces-tue-interface-utilisateur/</link>
					<comments>https://www.pierre-lannes.fr/tendance-ux-trop-interfaces-tue-interface-utilisateur/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2012 19:43:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ergonomie et design]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective des usages]]></category>
		<category><![CDATA[Android]]></category>
		<category><![CDATA[Any time Anywhere Any device]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que les devices et leurs usages deviennent omniprésents et multiformes dans le grand public et les entreprises : tablettes, consoles… boostés par le développement d'internet, des médias sociaux, du cloud computing, et par la mobilité et la sophistication des smartphones, le numérique est désormais partout.

Avec la numérisation et la digitalisation du monde, on ne peut plus se réduire au "screen-based thinking", la conception basée sur l'écran. Plus généralement le design d'interface utilisateur est désormais réducteur. Maintenant il faut penser global, eXpérience Utilisateur globale, quand les points de contact avec le produit, les marques, les processus et les personnes se multiplient : il faut concevoir les interactions (Interaction Design).

Dans ce billet, seront évoquées l’évolution des interfaces utilisateur, et la tendance à remettre en question leur existence même : "La meilleure interface, c'est : pas d'interface ». J’évoquerai des réflexions sur l'automatisation et la robotisation, la remise en question de la "métaphore de bureau" utilisée depuis plus de 30 ans pour les interfaces graphiques des ordinateurs de bureau ou portables, que l'on illustrera au travers de l'arrivée dans quelques jours de l'interface utilisateur unifiée "Modern UI" de Microsoft sur tous les supports/devices : ordinateurs, tablettes, console et smartphones.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-group digest is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h2 class="wp-block-heading">Résumé</h2>



<p>Alors que les devices et leurs usages deviennent omniprésents et multiformes dans le grand public et les entreprises&nbsp;: tablettes, consoles… boostés par le développement d&rsquo;internet, des médias sociaux, du cloud computing, et par la mobilité et la sophistication des smartphones, le numérique est désormais partout.</p>



<p>Avec la numérisation et la digitalisation du monde, on ne peut plus se réduire au « screen-based thinking », la conception basée sur l&rsquo;écran. Plus généralement le design d&rsquo;interface utilisateur est désormais réducteur. Maintenant il faut penser global, eXpérience Utilisateur globale, quand les points de contact avec le produit, les marques, les processus et les personnes se multiplient&nbsp;: il faut concevoir les interactions (Interaction Design).</p>



<p>Les interfaces utilisateur évoluent, et la tendance à remettre en question leur existence même&nbsp;: « La meilleure interface, c&rsquo;est&nbsp;: pas d&rsquo;interface ». J’évoquerai des réflexions sur l&rsquo;automatisation et la robotisation, la remise en question de la « métaphore de bureau » utilisée depuis plus de 30 ans pour les interfaces graphiques des ordinateurs de bureau ou portables, que l&rsquo;on illustrera au travers de l&rsquo;arrivée dans quelques jours de l&rsquo;interface utilisateur unifiée « Modern UI » de Microsoft sur tous les supports/devices&nbsp;: ordinateurs, tablettes, console et smartphones</p>
</div>



<p>Les<strong> terminaux informatiques et autres dispositifs numériques</strong> (« devices » ou « supports ») et leurs<strong> usages deviennent omniprésents et multiformes</strong> (tablettes, consoles, etc.)&nbsp;<strong>dans le grand public et les entreprises,&nbsp;</strong>boostés par le développement d&rsquo;<strong>internet</strong>, des <strong>médias sociaux</strong>, du <strong>cloud computing</strong>&nbsp;(permettant de disposer de ses données personnelles partout par Internet), et par la mobilité et la sophistication des <strong>smartphones</strong>&nbsp;(téléphones terminaux de poche).&nbsp;<strong>Le numérique et le digital sont désormais partout</strong>. Avec la numérisation du monde, on ne peut plus se réduire au « screen-based thinking », la conception des systèmes logiciels, applications, etc. basée sur l&rsquo;écran d&rsquo;ordinateur tel qu&rsquo;on le connait. Dans les échanges entre les hommes et les machines, la seule conception d&rsquo;interface utilisateur est désormais réductrice. Maintenant <strong>il faut penser global, eXpérience Utilisateur globale, quand les points de contact avec le produit, les marques, les processus et les personnes se multiplient</strong>&nbsp;: il faut concevoir les interactions (Interaction Design).</p>



<p><strong>Les interfaces utilisateur évoluent</strong>, et la tendance à remettre en question leur existence même&nbsp;: « <strong>La meilleure interface, c&rsquo;est&nbsp;: pas d&rsquo;interface</strong>« . J’évoquerai des réflexions sur l&rsquo;<strong>automatisation et la robotisation</strong>, la remise en question de <strong>la « métaphore de bureau » utilisée depuis plus de 30 ans pour les interfaces graphiques</strong> des ordinateurs de bureau ou portables, que l&rsquo;on illustrera au travers de l&rsquo;arrivée dans quelques jours de l&rsquo;interface utilisateur unifiée « <strong>Modern UI</strong> » de <strong>Microsoft</strong> sur <strong>Windows 8</strong> et tous les supports/devices&nbsp;: ordinateurs, tablettes, console et smartphones.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La meilleure interface, c&rsquo;est&nbsp;: pas d&rsquo;interface</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1100" height="570" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/time-machine.jpg" alt="Scène du film La Machine à explorer le temps, 1960" class="wp-image-23539" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/time-machine.jpg 1100w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/time-machine-300x155.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/time-machine-1024x531.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/time-machine-768x398.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /></figure>



<p>Hier, je lisais <a href="https://www.nointerface.com/" target="_blank" rel="noopener">un billet</a>&nbsp;de&nbsp;<strong><a href="https://www.goldenkrishna.com">Golden Krishna</a></strong>&nbsp;UX Designer&nbsp;de l’agence&nbsp;<strong>Cooper</strong> à San Francisco&nbsp;: « The best interface is no interface ».&nbsp;En posant cette affirmation « La meilleure interface, c&rsquo;est&nbsp;: pas d&rsquo;interface » (un brin provocatrice) on en déduit cette question&nbsp;: « l&rsquo;interface utilisateur (UI) est-elle un frein à l&rsquo;eXpérience Utilisateur (UX) et la performance des interactions&nbsp;? ». A vrai dire ces questions ne sont pas nouvelles. <strong>Donald Norman</strong>, chercheur en sciences cognitives et éminent co-fondateur du groupe <a href="https://www.nngroup.com/">Nielsen Norman</a>, spécialiste de l’eXpérience Utilisateur et de l’utilisabilité, posait déjà ces questions il y a plus de 20 ans.</p>



<p>Je vais faire une remarque à cette affirmation et une simple réponse (d’ergonome) à cette question&nbsp;: en réalité,<strong> tout dépend du contexte…</strong> Il y a 2 questions préalables à se poser. La première&nbsp;: <strong>A-t-on vraiment besoin d&rsquo;une interface</strong>&nbsp;? Et <strong>si on a besoin d&rsquo;une interface, alors il faut qu&rsquo;elle soit bien faite</strong>&nbsp;: qu&rsquo;elle soit efficace (utile pour ce pour quoi elle est faite), et qu&rsquo;elle puisse être utilisée efficacement (utilisabilité), qu&rsquo;elle se fasse même oublier, pour que l&rsquo;utilisateur puisse se concentrer sur son activité, et non sur la compréhension de l&rsquo;interface (« Comment marche ce logiciel, cette application, comment navigue-t-on sur ce site web…. »). Il faut aussi qu&rsquo;elle soit agréable à utiliser pour contribuer à l&rsquo;<strong>eXperience Utilisateur</strong>,&nbsp;<strong>en cohérence et homogénéité avec les autres expériences de contact avec la marque, les process, personnes et les autres canaux d&rsquo;interaction</strong>. Encore une fois&nbsp;: ceci n&rsquo;est pas nouveau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il y a une application pour ça…</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="645" height="355" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/TheresAnAppForThat.jpg" alt="There's An App For That" class="wp-image-22692" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/TheresAnAppForThat.jpg 645w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/TheresAnAppForThat-300x165.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /></figure>



<p>Mais pourquoi revenir sur ces questions aujourd&rsquo;hui&nbsp;? Parce qu&rsquo;à à notre époque, <strong>les interfaces utilisateurs sont devenues omniprésentes</strong>. Au bureau, des ordinateurs, à la maison, dans les mains des enfants et des personnes âgées&nbsp;: des ordinateurs, des tablettes, des consoles de jeux « connectées », etc.. Les publicités pour les voitures font la part belle aux interfaces modernes des tableaux de bord. Dans les lieux, les gares, etc. des bornes interactives, des écrans. Et enfin le bouquet, dans nos poches, des smartphones ultra sophistiqués nous permettant d&rsquo;être connectés tout le temps partout avec n&rsquo;importe qui n’importe où et avec une multitudes de contenus pour une multitude d&rsquo;usages.</p>



<p>Les marques, les administrations, les entreprises, les banques, les constructeurs, les fournisseurs de service… <strong>Tout le monde veut maintenant son « application » pour smartphone</strong>. Quand on pense à un besoin, un service, tout cela doit tenir dans la poche et dans la main. Nous sommes à l&rsquo;époque de la sacro-sainte « Il y a une application pour ça », et du coup, <strong>il y a une application pour… n&rsquo;importe quoi&#8230; pour le meilleur, et pour le pire.</strong></p>



<p>Allez fouiller dans les magasins d&rsquo;applications sur&nbsp;<strong>l&rsquo;Appstore</strong> ou <strong>Google Play</strong>, pour smartphone et tablettes, vous verrez&#8230; Il y a beaucoup d&rsquo;enjeux de marketing et financiers derrière le développement d&rsquo;applications. Les utilisateurs sont sans doute demandeurs également. Beaucoup sont devenus « accros » à leurs activités avec leurs petits joujous. On peut parfois parler d&rsquo;addiction, <a href="/a-lepoque-de-lutraconnexion-il-devient-branche-de-debrancher-et-meme-vital/">j&rsquo;en ai parlé dans <strong>un autre billet</strong></a>.</p>



<p>Mais je pense que la prochaine étape sera&nbsp;: « <strong>Il n&rsquo;y a pas (plus) besoin d&rsquo;application pour ça</strong>« , et je rejoins le billet de Golden Krishna avec les exemples évoqués dans son&nbsp;billet.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1100" height="620" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Unlock-Car.jpg" alt="Unlock Car" class="wp-image-23542" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Unlock-Car.jpg 1100w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Unlock-Car-300x169.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Unlock-Car-1024x577.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Unlock-Car-768x433.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /></figure>



<p>Je vais m&rsquo;inspirer de l&rsquo;exemple du <strong>déverrouillage des portes d&rsquo;une voiture</strong>, que j&rsquo;ai légèrement modifiée par rapport à l&rsquo;original.</p>



<p>De nombreux constructeurs automobiles proposent maintenant <strong>des applications pour smartphone permettant de piloter certaines fonctionnalités d&rsquo;une voiture</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déverrouiller les portes d&rsquo;une voiture en 2012</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li>la personne (conducteur, conductrice) s&rsquo;approche de sa voiture.<br>1bis. Si la personne est une conductrice, elle cherche son smartphone dans son sac (joke).</li>



<li>Sort son smartphone de son sac, ou de sa poche, et éventuellement de sa housse ou libère le cache sur l&rsquo;écran.</li>



<li>Appuie sur son téléphone pour l&rsquo;activer</li>



<li>Fait glisser son doigt sur l&rsquo;écran pour déverrouiller l&rsquo;écran/clavier de son téléphone.</li>



<li>Entre son mot de passe pour déverrouiller son téléphone</li>



<li>Balaye l&rsquo;écran pour trouver l&rsquo;application.</li>



<li>Appuie sur l&rsquo;icône de l&rsquo;application.</li>



<li>Attend pendant le chargement de l&rsquo;application.</li>



<li>Essaie de comprendre (ou de se rappeler) comment fonctionne l&rsquo;application</li>



<li>Décide que passer par un appui sur un élément du menu de l&rsquo;application est la solution pour déverrouiller les portes</li>



<li>Tape sur le bouton pour déverrouiller les portes.</li>



<li>Les portes de la voiture de déverrouillent.</li>



<li>Ouvre la portière de la voiture.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Déverrouiller une porte au siècle dernier, en 1999</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li>La personne (conducteur, conductrice) s&rsquo;approche de sa voiture.</li>



<li>Les portes de la voiture se déverrouillent</li>



<li>La personne ouvre la portière de la voiture</li>
</ol>



<p>Et oui, déjà en 1999, Mercedes proposait un<strong> système de détection de la proximité</strong>&nbsp;des clés dans la poche de la personne approchante, afin de déverrouiller les portes. Pas besoin d&rsquo;interface utilisateur, simplicité et performance maximale. Rien à faire, les mains restent libre, etc.</p>



<p>Dans l&rsquo;article de Cooper, on trouve un autre exemple d&rsquo;un client se rendant dans un snack pour acheter un sandwich, et utilise encore une fois son smartphone avec de multiples étapes, ce qui pourrait être fortement simplifié sans interface grâce à des capteurs.</p>



<p>Donc oui, dans tous ces cas&nbsp;: La meilleure interface, c&rsquo;est&nbsp;: pas d&rsquo;interface ».&nbsp;<strong>Enfin presque…</strong></p>



<p>Dans l&rsquo;exemple du véhicule, il y a un processus global&nbsp;: « rentrer dans le véhicule », qui est dépendant d&rsquo;un processus automatisé qui est « déverrouillage des portes ». Et<strong> à partir du moment où l&rsquo;homme fait partie du processus global</strong>, on a besoin d&rsquo;une interface minimale, informationnelle, ne nécessitant pas d&rsquo;action de l&rsquo;utilisateur&nbsp;: un signal sonore (le bruit du déverrouillage des portes, éventuellement renforcé avec un autre signal sonore) et un signal lumineux , qui constitueront un <strong>feed-back</strong> (retour d&rsquo;information) indiquant à l’utilisateur que les portes ont bien été déverrouillées. Et qu&rsquo;il peut donc rentrer dans le véhicule.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Automatisation et robotisation</h2>



<p>Donc OK, beaucoup de choses peuvent être automatisées pour éviter des actions lourdes et inutiles. Mais sans oublier de prévenir l&rsquo;utilisateur quand cela est utile ou nécessaire. <strong>Ce sont le genre de questions qu&rsquo;on se pose depuis toujours dans le monde industriel</strong>. En effet, nous fabriquons depuis longtemps des machines, pour différents processus&nbsp;: produire, transformer, transporter, etc. Et ces processus, nous les automatisons au maximum. Automatiser, cela veut dire que le processus se déroule sans intervention humaine&nbsp;: pour éviter des tâches impossibles, pénibles, dangereuses pour des humains, mais aussi pour produire plus et plus vite sans les contraintes humaines.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="840" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Industrial-Machine-Robot.jpg" alt="Industrial Machine Robot" class="wp-image-23544" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Industrial-Machine-Robot.jpg 1280w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Industrial-Machine-Robot-300x197.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Industrial-Machine-Robot-1024x672.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Industrial-Machine-Robot-768x504.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>



<p>Quand les machines se mettent à réaliser des tâches humaines, on parle de robot. Non content d’automatiser des fonctions motrices, les machines avec des systèmes de capteur et de l’intelligence artificielle, prennent de plus en plus de place dans les processus.</p>



<p>Nous gardons une place pour l’homme là où nous en avons besoin&nbsp;: pour <strong>surveiller, prendre des décisions, réguler</strong>… Exemple&nbsp;: une salle de contrôle dans une centrale nucléaire, un cockpit d’aéronef. Et c’est là, entre les machines automatisées et les hommes, que nous avons besoin d’interfaces utilisateur. On parle d<strong>’interactions hommes-machines.</strong></p>



<p>Alors oui, la technologie permet d’automatiser de plus en plus de choses. Et là où l’intervention humaine est encore souhaitée, nécessaire, désirée… agréable (UX)&nbsp;? <strong>Nous avons donc encore et toujours besoin d’interfaces</strong>.</p>



<p>Finalement, la question de fond est&nbsp;: jusqu’où automatise-t-on&nbsp;? Derrière cette question, au delà des questions de sécurité et de faisabilité de l’automatisation, il y a toujours le vieux spectre de la crainte de la perte de contrôle par l’humain, crainte qui a largement inspiré la littérature et le cinéma de science-fiction&nbsp;: <strong>Terminator</strong>, <strong>Matrix</strong>, ou encore le <strong>Jihad Butlérien</strong> de l’univers fictif de <strong>Dune</strong> créé par Frank-Herbert&nbsp;: des luttes à mort entre des hommes et des machines devenues trop autonomes.</p>



<p>Le Japon, face aux énormes problématiques conjuguées du vieillissement, de la baisse de natalité, mais aussi pour des raisons culturelles, travaille à la réalisation de robots humanoïdes qui permettront notamment d&rsquo;assister les personnes âgées. Ceci n&rsquo;est pas de la science-fiction. Vous n&rsquo;êtes pas dans le film <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47739.html">I, Robot</a>. Vous n&rsquo;êtes pas dans la matrice.&nbsp;<strong>Vous êtes dans la réalité</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="980" height="376" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Home-Robot.jpg" alt="Home Robot" class="wp-image-22696" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Home-Robot.jpg 980w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Home-Robot-300x115.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Home-Robot-768x295.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 980px) 100vw, 980px" /></figure>



<p>Aujourd’hui, la technologie et l’automatisation continuent à faire leur chemin. Un bon exemple est l’<strong>évolution de la <a href="https://www.pierre-lannes.fr/fin-de-la-relation-fusionnelle-entre-conducteur-et-automobile/" data-type="post" data-id="23822">conduite des véhicules</a></strong>. Ainsi, pendant longtemps, les commandes de pilotage des avions furent mécaniques&nbsp;: les gestes du pilote étaient relayées par des organes commandant les gouvernes. Un cap important fut franchi par <strong>Airbus</strong> dans les années 80 du siècle dernier, avec l’<strong>Airbus A320</strong>, premier avion commercial dont les commandes sont entièrement contrôlées par un calculateur. Le pilotage automatique pris de plus en plus de place, transformant au fil du temps le pilote en un superviseur de processus automatisé.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="692" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/airbus-a320-211_cockpit.jpg" alt="Pilotes à l'intérieur d'un cockpit de pilotage dans un Airbus A320 211 lors d'une phase de décollage" class="wp-image-22697" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/airbus-a320-211_cockpit.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/airbus-a320-211_cockpit-300x203.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/airbus-a320-211_cockpit-768x519.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Au niveau du transport terrestre, le <strong>pilotage automatique</strong> existe depuis longtemps sur les rails. Les parisiens ou les toulousains, pour ne citer qu’eux, montent tous les jours depuis de nombreuses années dans des transports en commun sans pilotes humains (Le véhicule automatique léger ou VAL , sur certaines lignes de Métro, l’Orlyval faisant la liaison entre Orly et Anthony). Sur les rails, le cap est plus simple à garder que sur la route (mais l’aiguillage peut être aussi un casse-tête&#8230;).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="853" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/VAL_Viaduc_Rocade_Ligne_A_metro_Toulouse.jpg" alt="véhicule automatique léger ou VAL" class="wp-image-23545" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/VAL_Viaduc_Rocade_Ligne_A_metro_Toulouse.jpg 1280w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/VAL_Viaduc_Rocade_Ligne_A_metro_Toulouse-300x200.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/VAL_Viaduc_Rocade_Ligne_A_metro_Toulouse-1024x682.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/VAL_Viaduc_Rocade_Ligne_A_metro_Toulouse-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>



<p>Un nouveau cap symbolique est désormais en passe d’être franchi&nbsp;: l&rsquo;<strong><a href="/fin-de-la-relation-fusionnelle-entre-conducteur-et-automobile/">automobile autonome</a></strong>.&nbsp;Depuis <a href="https://www.lefigaro.fr/sciences/2012/09/27/01008-20120927ARTFIG00469-la-voiture-sans-conducteur-de-google-roule-en-californie.php">quelques jours</a>, l&rsquo;État de <strong>Californie</strong> a mis en place une législation autorisant <strong>Google</strong> à faire rouler ses <a href="/fin-de-la-relation-fusionnelle-entre-conducteur-et-automobile/"><strong>voitures à délégation de conduite</strong></a>, sous certaines conditions de sécurité.</p>



<p class="has-text-align-center">Lire aussi mon billet&nbsp;:</p>


<div class=" content_cards_card content_cards_domain_www-pierre-lannes-fr">
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			Fin de relation fusionnelle conducteur-auto | Pierre Lannes		</a>
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		<a class="content_cards_description_link" href="https://www.pierre-lannes.fr/fin-de-la-relation-fusionnelle-entre-conducteur-et-automobile/">
			<p>Innovation du véhicule autonome, nature fusionnelle du rapport entre homme et automobile, risques de la conduite semi-automatique, ADAS</p>
		</a>
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</div>



<h2 class="wp-block-heading" id="evol-dektop-ui">Evolution des interfaces graphiques</h2>



<p>Les premiers écrans pour communiquer entre les hommes et les ordinateurs étaient assez austères à utiliser. C’était l’époque du langage de commande, où il fallait saisir des instructions, et lire des messages écrits sur un écran.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="645" height="358" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/ms-dos.jpg" alt="Ecran de terminal en langage de commande" class="wp-image-22700" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/ms-dos.jpg 645w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/ms-dos-300x167.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /></figure>



<p>Puis en 1981, avec les balbutiements des <strong>usages bureautiques</strong> à destination d’utilisateurs autres que des informaticiens, et pour des ordinateurs exploitables dans des bureaux, <strong>Xerox</strong> inventa la première <strong>interface graphique</strong> utilisant la <strong>métaphore du bureau</strong>&nbsp;: des fichiers, des dossiers, des icônes (poubelle, programmes), des menus, des fenêtres, actions et manipulation d’objets avec une souris (voir la vidéo plus bas dans le billet). <strong>Apple</strong> s’inspira de ces principes, puis <strong>Microsoft</strong> avec son célèbre système <strong>Windows</strong>.<br>Et <strong>il faut&nbsp;reconnaître&nbsp;que depuis 30 ans, ça n’a pas beaucoup changé</strong> dans les principes, même si au niveau de la technologie et des usages, tout a énormément évolué.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1100" height="735" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Apple-Mac-OS_Desktop_80.jpg" alt="Apple Original Desktop 1984" class="wp-image-23568" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Apple-Mac-OS_Desktop_80.jpg 1100w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Apple-Mac-OS_Desktop_80-300x200.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Apple-Mac-OS_Desktop_80-1024x684.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Apple-Mac-OS_Desktop_80-768x513.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /></figure>



<p><a href="https://books.google.fr/books/about/Du_Tangible_Au_Digital.html?id=SfjMoQEACAAJ&amp;redir_esc=y">Certains travaux de recherche</a> démontrent que <strong>le modèle de la métaphore de bureau a atteint ses limites</strong>&nbsp;: tout a été fait en matière de métaphore de bureau, et finalement, c’est la <strong>créativité</strong> des concepteurs qui est <strong>bloquée</strong>, mais aussi, dans certains cas, l’<strong>efficacité</strong>, la <strong>performance</strong> de l’interface, et l’<strong>eXperience Utilisateur</strong>. Même les systèmes des <strong>tablettes</strong> et <strong>smartphones</strong> ont finalement recours à un substrat de métaphore de bureau. Car oui, depuis 30 ans, la métaphore du bureau et le modèle écran/clavier/souris est devenu la règle, la norme, tout le monde s’est habitué à cela, ce qui permet une prise en main rapide par les utilisateurs. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle en innovation un <strong>verrouillage socio-technique</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="645" height="449" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/camung.jpg" alt="MultiTouch" class="wp-image-22702" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/camung.jpg 645w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/camung-300x209.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /></figure>



<p>Avec les <strong>interfaces tactiles multitouch</strong> (plusieurs doigts et gestes utilisables par le toucher sur un écran), une autre tendance des interfaces graphiques est apparue&nbsp;: la reproduction, de manière virtuelle, des <strong>interactions</strong> physiques « <strong>naturelles</strong> »&nbsp;: faire glisser une page, faire tourner, agrandir ou réduire un objet en se servant de ses doigts, etc. Les <strong>interfaces gestuelles</strong> comme la <a title="Kinect pour xBox 360" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kinect"><strong>Kinect</strong></a> rentrent également dans la catégorie des interfaces naturelles. Quant aux interfaces vocales en langage naturel, on en parle de plus en plus (surtout pour le marketing des produits. exemple&nbsp;:<a href="/garder-liphone-dans-la-poche-grace-a-siri-et-aux-accessoires-connectes-montre-pebble-et-carnet-evernote/"> SIRI, l&rsquo;assistant personnel d&rsquo;Apple</a>), mais cet usage n’est pas encore très répandu, inadapté dans de nombreux contextes.</p>



<p>Avec le tactile et la&nbsp;compactification&nbsp;des supports, de nouvelles postures d’utilisation deviennent possible&nbsp;: à plat, dans les mains, en situation de mobilité, etc. <strong>de nouvelles formes d’usages deviennent également possibles</strong>, citons par exemple <strong>la réalité augmentée</strong>, que j’ai évoqué <a href="/les-defis-de-la-realite-augmentee-dans-les-prochaines-generations-dinterfaces-utilisateur/">dans <strong>un autre billet</strong></a>. Bien sûr, selon les contextes et les utilisateurs, le recours à tel ou tel type de support et de posture est plus ou moins réalisable, approprié, et performant.</p>



<p>Ainsi , l’évolution des interfaces graphiques et le dépassement de la métaphore du bureau sont désormais facilitées par au moins deux leviers&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La généralisation des nouvelles formes d’interactions dites « naturelles », et notamment du tactile</strong></li>



<li><strong>Le fait que notre monde se soit numérisé</strong>. Aujourd’hui, l’information et les interactions sont partout. Finalement, nous n’avons plus besoin de faire des métaphores pour expliquer aux gens qu’ils peuvent interagir avec les contenus. <strong>CAR ILS LE SAVENT</strong>. Cela est facilité par les interactions dites « naturelles ».</li>
</ul>



<p>C’est exactement en partant de ces deux leviers que <strong>Microsoft</strong> a créé la nouvelle interface utilisateur « <strong>Modern UI</strong> » (User Interface ou Interface Utilisateur), inspirée de celle <a title="Sur le blog Accessoweb.com&nbsp;: le point sur Windows Phone 8 a deux semaines de l'annonce officielle" href="https://www.accessoweb.com/Le-point-sur-Windows-Phone-8-a-deux-semaines-de-l-annonce-officielle_a11098.html">déjà présente sur les smartphones sous <strong>Windows Mobile</strong></a>. Modern UI sera intégré dans la nouvelle version de son système d’exploitation <strong>Windows 8</strong>, et sur les systèmes de tous les devices/supports grand public&nbsp;: smartphone, tablette, PC portable ou de bureau, console de jeux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mois de la fin des Windows/fenêtres chez Microsoft</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="645" height="337" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/ModernUI.jpg" alt="Modern UI" class="wp-image-22703" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/ModernUI.jpg 645w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/ModernUI-300x157.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /></figure>



<p><strong>A quelques jours</strong> de la sortie de <strong>Windows 8</strong> et de l&rsquo;annonce de la <a title="Sur le blog Accessoweb.com&nbsp;: le point sur Windows Phone 8 a deux semaines de l'annonce officielle" href="https://www.accessoweb.com/Le-point-sur-Windows-Phone-8-a-deux-semaines-de-l-annonce-officielle_a11098.html">sortie de <strong>Windows Mobile 8</strong></a>, <strong>Microsoft</strong> prend un virage important concernant les interfaces graphiques de son système d’exploitation phare, le plus utilisé dans le monde depuis plus de 20 ans.</p>



<p>La nouvelle interface graphique « <strong>Modern UI</strong> » (ou style »Metro »), inspirée du système Windows Mobile présent sur certains smartphones, sera intégrée dans le nouvel système<strong> Windows 8</strong>. Le parti-pris et l’enjeu de l’interface utilisateur « style Metro » est qu’elle sera la même sur tous les devices/supports grand public&nbsp;: smartphone, tablette, PC portable ou de bureau, console de jeux.</p>



<p>Techniquement, il y aura, de plus, un noyau commun&nbsp;: on voit tout de suite l’intérêt&nbsp;: une même application pourra être portée plus facilement sur tous les supports/devices.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="645" height="300" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Metro-UI.jpg" alt="Metro UI" class="wp-image-22704" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Metro-UI.jpg 645w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Metro-UI-300x140.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /></figure>



<p>Finalement, l’idée est bonne et dans l’air du temps&nbsp;: à l&rsquo;époque de la multiplication des devices/supports, on créé une interface utilisateur unifiée, convergente.</p>



<p>Un des principes fondateurs de cette interface Modern UI, c&rsquo;est qu’à l’heure d’aujourd’hui, alors que les contenus numériques sont partout,<strong> il n’est plus nécessaire de suivre le paradigme de la métaphore de bureau utilisée depuis 30 ans dans les systèmes d’exploitation</strong> (interface « star » de Xerox datant de 1981). <strong>L’information et l’image se suffisent à elles même</strong>. Cela ressort dans le principe énoncé par <strong>Microsoft</strong> sur sa nouvelle interface graphique Modern UI « <strong>Content not chrome</strong> » c&rsquo;est à dire,&nbsp;<strong>le contenu prime sur la présentation</strong>, ce qui se traduit notamment par&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Eviter les effets inutiles&nbsp;: le <em>Skeuomorphisme</em> (donner à un objet virtuel l&rsquo;apparence d&rsquo;un objet réel), qui est encore largement utilisé dans les interfaces graphiques et depuis toujours chez Apple</li>



<li>Eviter les Bords arrondis, ombres, relief, transparence, etc.</li>
</ul>



<p>En faisant cela, Microsoft se démarque <strong>d&rsquo;Apple</strong> et des concurrents.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="763" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Steve-Jobs-Bill-Gates.jpg" alt="Steve Jobs and Bill Gates" class="wp-image-22705" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Steve-Jobs-Bill-Gates.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Steve-Jobs-Bill-Gates-300x224.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/Steve-Jobs-Bill-Gates-768x572.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>A ce stade il est amusant de faire quelques rappels historiques sur le système Windows de Microsoft. En <strong>1984</strong>, <strong>Steve Jobs</strong>, le charismatique patron d’<strong>Apple</strong>, fait appel au jeune <strong>Bill Gates</strong> et sa petite boite <strong>Microsoft</strong>, qui se voit confié la réalisation de logiciels (notamment le célèbre tableur <strong>Excel</strong>) pour le système de l&rsquo;ordinateur personnel phare d&rsquo;Apple,&nbsp;<strong>Macintosh</strong>. C’est pendant cette période de sous-traitance que Bill Gates s’inspirera plus que fortement du système d’Exploitation du Macintosh d’Apple (qui s’était lui-même inspiré du <strong>système Star de Xerox de 1981)</strong>, pour réaliser <strong>Windows</strong>, le système qui allait envahir le monde et devenir de très loin le système d’exploitation le plus utilisé depuis 20 ans sur les ordinateurs de bureau et portables .</p>



<p>En 2012, dans quelques jours, <strong>Microsoft</strong> tentera de faire évoluer les interfaces utilisateurs en dépassant la métaphore de bureau et les (si proches) et dominants systèmes <strong>Apple iOS</strong> et <strong>Android</strong> pour tablettes et smartphone. Ainsi, <strong>Windows</strong>, (qui signifie « fenêtre), avec son interface <strong>Modern UI</strong>, ne contient plus vraiment de fenêtres&#8230; mais plutôt des « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Windows_8#Interface_Windows"><strong>Tuiles</strong></a>« . Il sera intéressant d’observer quel sera le succès de cette nouvelle interface utilisateur, notamment pour les usages professionnels.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="645" height="277" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/donald-norman.jpg" alt="Donald Norman" class="wp-image-22706" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/donald-norman.jpg 645w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/donald-norman-300x129.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /></figure>



<p><strong>Donald Norman</strong>, déjà cité dans ce billet, est depuis longtemps une personnalité de renommée mondiale auteur d’ouvrages de références dans le domaine de l’eXpérience Utilisateur et de l’utilisabilité. Professeur et chercheur en <strong>Sciences Cognitives</strong>, co-fondateur du groupe <strong>Nielsen Norman</strong>, ancien responsable de l’UX et de la recherche chez Apple disait en mars dernier (<a href="https://web.archive.org/web/20170626013921/https://www.jnd.org/dn.mss/updated_microsoft.html">article qui n&rsquo;est plus en ligne</a>)&nbsp;que <strong>Modern UI, la nouvelle interface de Microsoft, pourrait dépasser Apple et Android</strong> (qui imite Apple), en permettant notamment d’utiliser indifféremment ses doigts, une souris, un stylet, un clavier, une interface utilisateur <strong>homogène</strong> quelque soit le type d’utilisation et de devices/supports, une bien meilleure gestion du <strong>multitâche</strong> que ses concurrents, un accès rapide aux informations.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="645" height="530" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/surface_tablet.jpg" alt="Surface Tablet" class="wp-image-22707" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/surface_tablet.jpg 645w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2012/10/surface_tablet-300x247.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /></figure>



<p>Avec sa nouvelle tablette <strong>Surface</strong>, Microsoft n’invente pas quelque chose de nouveau. Cette tablette peut être transformée en un ordinateur portable (<a href="https://www.lesnumeriques.com/tablette-tactile/asus-transformer-pad-16-go-p11159/test.html">ASUS l’avait déjà fait</a>) en « <strong>un click</strong>.&nbsp;Mais en y rajoutant son interface utilisateur polyvalente, Modern UI, c’est un dispositif convergent, souple, adaptatif, dans l&rsquo;air du temps et prometteur qui voit le jour.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Xerox Star User Interface (1982) 1 of 2" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Cn4vC80Pv6Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">En conclusion</h2>



<p>Donc finalement, ce gros billet pour en arriver à ces simples constats.</p>



<p>Oui, trop d&rsquo;interfaces tue l&rsquo;interface. Il faut toujours réfléchir en terme d&rsquo;usages et d&rsquo;eXperience Utilisateur. Ne pas se brider tout de suite avec des solutions technologiques&nbsp;toutes faites ou limitantes. La technologie nous offre de plus en plus de possibilités et n&rsquo;est finalement plus un problème. Bon, ok, il y a les coûts, les normes&#8230; et il n&rsquo;y a pas encore de vrais interfaces holographiques performantes par exemple, et nous n&rsquo;avons pas encore inventé la téléportation non plus&nbsp;!&nbsp;Ne pas se jeter directement sur la réalisation d&rsquo;une application. Penser eXpérience utilisateur globale, ce que la technologie pourrait apporter sans se limiter. Surtout qu&rsquo;elle ne cesse d&rsquo;évoluer.</p>



<p>A l&rsquo;inverse, l&rsquo;automatisation à outrance a ses travers, je l&rsquo;évoque à la fin d&rsquo;un un <a href="/portfolio_page/etude-futurs-usages-vehicules-autonomes/">autre billet sur le <strong>véhicule à délégation de conduite</strong> (semi-autonome)</a>. Ne pas oublier qu&rsquo;il y a des humains au milieu des machines&nbsp;! Avec les évolutions de la robotique, d&rsquo;autres perspectives de développement voient le jour, notamment des collaborations entre les hommes et les machines, sujet émergent dans l&rsquo;industrie. C&rsquo;est l&rsquo;objet de la <strong>Cobotique</strong>, qui étudie les relations entre les hommes et les robots, que j&rsquo;ai déjà évoquée <a href="/un-robot-collaboratif-cobot-pour-lassistance-au-geste-industriel/">dans un <strong>autre billet</strong></a>.</p>



<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Humeur&#160;: tout le monde il est beau, tout le monde il est ergonome</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 11:49:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ergonomie et design]]></category>
		<category><![CDATA[Apple]]></category>
		<category><![CDATA[eXpérience Utilisateur]]></category>
		<category><![CDATA[facteurs humains et organisationnels]]></category>
		<category><![CDATA[interface utlisateur]]></category>
		<category><![CDATA[méthodologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Après 15 ans de pratique, mon premier billet sur un métier trop vaste, celui d'ergonome, dont le nom est galvaudé, déformé et caricaturé à l’extrême. J'y évoque de nombreux aspects, en balayant les domaines des facteurs humains et organisationnels jusqu'à l'ergonomie web, les connections avec le marketing et le design graphique, la cohabitation entre métiers de la conception, le fait que l'ergonomie d'un dispositif et l'expérience utilisateur est une construction collective et non pas l'affaire d'un seul expert.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-group digest is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h2 class="wp-block-heading">Résumé</h2>



<p>Après 15 ans de pratique, mon premier billet sur un métier trop vaste, celui d&rsquo;ergonome, dont le nom est galvaudé, déformé et caricaturé à l’extrême. J&rsquo;y évoque de nombreux aspects, en balayant les domaines des facteurs humains et organisationnels jusqu&rsquo;à l&rsquo;ergonomie web, les connections avec le marketing et le design graphique, la cohabitation entre métiers de la conception, le fait que l&rsquo;ergonomie d&rsquo;un dispositif et l&rsquo;expérience utilisateur est une construction collective et non pas l&rsquo;affaire d&rsquo;un seul expert.</p>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Attention, Explicit Words</h2>



<p>Attention, le présent texte contient des mots grossiers qui peuvent être nuisibles aux padawans (apprentis) ergonomes&nbsp;: « connerie », « bullshit » (caca de taureau) et « branlette ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment ce billet a muri</h2>



<p>Il y a quelques temps, j&rsquo;ai décidé de me lancer dans un petit point lexical sur les composants d&rsquo;interfaces graphiques utilisateur à l&rsquo;usage des concepteurs. Comme il y a pas mal de choses à dire, je me suis dit que j’allais plutôt faire une série de billets.</p>



<p>Finalement, je n&rsquo;écris pas de billets sur la conception ergonomique dans ce blog, alors que j&rsquo;exerce le métier d&rsquo;ergonome. Ça n’a jamais été la ligne éditoriale de ce blog. Il y a bien <a title="Les RIA signent la fin de la frontière entre le web et les applications métier&nbsp;: vers plus de diversité ou d’uniformité des interfaces utilisateur&nbsp;?" href="/les-ria-signent-la-fin-de-la-frontiere-entre-le-web-et-les-applications-metier-vers-plus-de-diversite-ou-duniformite-des-interfaces-utilisateur/">ce billet récent</a> sur les <strong>Rich Internet Applications,</strong> qui a été publié également sur le <strong><a href="https://www.journaldunet.com/developpeur/expert/48866/les-ria-signent-la-fin-de-la-frontiere-entre-le-web-et-les-applications-metier---vers-plus-de-diversite-ou-d-uniformite-des-interfaces-utilisateur.shtml">Journal du Net</a></strong>, où j’aborde quelques questions d’ergonomie des interfaces hommes-machines. Mais attention, l&rsquo;ergonomie des interfaces hommes-machine n&rsquo;est pas l&rsquo;ergonomie, qui est un domaine bien plus vaste (je vais y revenir plus bas). Et l&rsquo;ergonomie web, elle, n&rsquo;est qu&rsquo;un sous-ensemble de l&rsquo;ergonomie des interfaces hommes-machines qui a ses propres spécificités&nbsp;:&nbsp; l&rsquo;ergonomie web est une ergonomie d&rsquo;un produit&nbsp;: le web.</p>



<p>Quand j’ai commencé à rédiger le brouillon de la première série de billet à paraître (un lexique des composants), je me suis rendu compte que dans mon texte, je profitais de ce thème pour commencer à me défouler sur toutes les conneries que j’entends sur l’ergonomie et les ergonomes depuis de nombreuses années. Sans doute parce que je suis resté trop longtemps silencieux.</p>



<p>Alors je me suis dit que j’allais en faire un billet à part, sous forme de coup de gueule, pour me défouler, et pour être en phase avec la baseline de ce blog&nbsp;: « Ce qui n’est pas partagé est perdu ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Préambule de non-propagande</h2>



<p>Avant de continuer, je précise que l&rsquo;objet ici n&rsquo;est pas de faire du corporatisme pour la profession d&rsquo;ergonome, qu&rsquo;on se le dise. Et ce n’est pas moi qui le dit&nbsp;: allez voir certaines <a href="https://www.linkedin.com/in/pierrelannes/fr">recommandations sur mon profil <strong>LinkedIn</strong></a>, ça devrait suffire à vous convaincre que je ne suis pas un intégriste de l’ergonomie. Les conneries que j&rsquo;entends sur l&rsquo;ergonomie me fatiguent. Mais à vrai dire rien ne me fatigue plus encore que les discussions entre certains ergonomes. La <a href="https://groupes.renater.fr/sympa/info/ergoihm">liste <strong>ErgoIHM</strong></a> contient le plus souvent de l&rsquo;entraide, des offres d&#8217;emploi et des échanges intéressants, mais on a pu parfois y lire ces débats récurrents et corporatistes auxquels je fais allusion (oui, toi qui sais de quoi je parle, tu souris, ou tu grinces les dents&nbsp;? Tu me dis « vas donc sur <strong><a href="https://groupes.renater.fr/sympa/info/ergoliste">ErgoListe</a></strong>, hein&nbsp;? »).</p>



<p>Cela fait 15 ans que j&rsquo;exerce le boulot d&rsquo;ergonome, dans à peu prêt toutes ses dimensions&nbsp;: les postes de travail (au sens physique), le vaste domaine des facteurs humains et organisationnels, et les IHM (interfaces hommes-machines) professionnelles ou grand public, et ce dans des secteurs variés, voir <a href="/portfolio/">quelques exemples de mes réalisations sur <strong>mon porfolio</strong></a>. Ça ne veut pas dire que je suis un bon ergonome, mais plutôt que j&rsquo;arrive à un âge avancé où l&rsquo;on s&rsquo;octroie le droit d&rsquo;écrire des conneries.</p>






<p>Cela veut dire aussi que je ne pourrai pas rentrer dans la guerre stérile entre les ergonomes facteurs humains et organisationnels dans les entreprises, et les ergonomes qui travaillent plutôt pour les applications et sites grand public. Qu&rsquo;on soit de droite ou de gauche, on est hémiplégique, disait <strong>Raymond Aron</strong>. Chères consœurs et confrères je veux vous rassurer&nbsp;: bosser à la fois sur les facteurs humains et organisationnels en entreprise et sur les <strong>IHM</strong> grand public ou métier ne m&rsquo;a pas rendu bipolaire ou psychotique (enfin, je pense&#8230;). Je dirai même que la distinction entre ces domaines n&rsquo;a pas lieu d&rsquo;être et que nous ferions mieux de défendre notre métier au lieu de nous friter entre nous, et intelligemment, sans rentrer non plus dans un corporatisme stupide et improductif tant le besoin d&rsquo;ouverture et de lutte contre les lieux communs est fort dans notre métier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mais au fait, c&rsquo;est quoi l&rsquo;ergonomie&nbsp;? Et un ergonome&nbsp;?</h2>



<p>Tous les matins, pour relativiser, je me dis&nbsp;: dans « ergonome », il y a « gnome ». Ça me fait beaucoup de bien.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="796" height="371" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/ergonomie-tagcloud-1-2.png" alt="Nuage de mots-clé autour de l'ergonomie" class="wp-image-21556" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/ergonomie-tagcloud-1-2.png 796w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/ergonomie-tagcloud-1-2-300x140.png 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/ergonomie-tagcloud-1-2-768x358.png 768w" sizes="auto, (max-width: 796px) 100vw, 796px" /></figure>



<div style="height:29px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>En fait, aujourd&rsquo;hui, tout le monde connait l&rsquo;ergonomie, où plutôt, croît la connaître. Hier encore, lors du quart d&rsquo;heure de culture auquel je me contrains quotidiennement pour ne pas sombrer dans l&rsquo;ignorance, j&rsquo;entendais sur <strong>TF1</strong>, dans l&rsquo;émission <strong>« Le juste prix »</strong>, une des « gafettes » parler d&rsquo;ergonomie, au sujet d&rsquo;une <strong>poignée d&rsquo;aspirateur</strong> me semble-t-il (les « gafettes » sont les assistantes du présentateur Lagaf&rsquo; pour les rétifs des jeux télévisuels). Dans la publicité d&rsquo;intermède durant la dite émission télévisuelle, un clip faisait la promotion d&rsquo;un tube de joint de silicone avec <strong>poignée ergonomique</strong>. Du coup, pour le commun, l&rsquo;ergonomie c&rsquo;est une affaire de <strong>poignée</strong>. Et de là à dire que l&rsquo;ergonomie, c&rsquo;est de la branlette, il n&rsquo;y a vraiment plus qu&rsquo;un pas à franchir, ou un petit coup de <strong>poignée</strong> si vous préférez.</p>



<p>En fait, l&rsquo;ergonomie, ça serait donc lorsqu&rsquo;une partie d&rsquo;un produit avec laquelle l&rsquo;homme est en contact est un peu mieux dessinée (esthétiquement&#8230;) que les produits concurrents ou d&rsquo;entrée de g77amme de la marque. Voilà, pour faire court, comment le marketing s&rsquo;est approprié l&rsquo;ergonomie pour en faire un argument de vente, et a complètement déformé et occulté sa réalité. Pour l&rsquo;instant, ici, nous restons au niveau de l&rsquo;ergonomie d&rsquo;un produit matériel et de l&rsquo;imagerie véhiculée par les médias de masse. Le design avec lequel l&rsquo;ergonomie est souvent confondue, se préoccupe à la fois de l&rsquo;utilisabilité et à l&rsquo;aspect esthétique du produit, là ou l&rsquo;ergonomie se concentre sur l&rsquo;efficacité, et bien sûr aussi de l&rsquo;utilisabilité. Les designers, comme les ergonomes, souffrent également de confusions réductrices. En effet, en France, on utilise souvent le mot « design » en le réduisant au design graphique ou à l&rsquo;aspect esthétique du produit. Alors que le design couvre la totalité des aspects de la conception, à commencer par l&rsquo;étude des usages. Les liens avec l&rsquo;ergonomie sont alors évidents.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:41% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="561" height="840" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/starck.jpeg" alt="Philippe Starck" class="wp-image-52548 size-full" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/starck.jpeg 561w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/starck-200x300.jpeg 200w" sizes="auto, (max-width: 561px) 100vw, 561px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le design, est-ce pratique ou esthétique&nbsp;?<br><br>Ce n’est que fonctionnel.<br>L’objet est esthétique seulement dans la mesure où il a d’abord totalement répondu à sa demande ergonomique (…)<br>Le design permet d’éclairer la fonctionnalité.<br><br>Philippe Starck</p>
</blockquote>
</div></div>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Pour un autre versant marginal mais très visible de l&rsquo;ergonomie, l&rsquo;ergonomie web et des applications logicielles grand public, dans ce monde de <strong><a class="snap_shots" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Natif_num%C3%A9rique">digital natives</a></strong> qui sont persuadés que l&rsquo;ergonomie n&rsquo;existe que dans le monde du web (là où on en a sans doute le moins besoin) et depuis l&rsquo;effondrement des tours du <strong>World Trade Center</strong> (même le monde n&rsquo;existait pas avant), c&rsquo;est encore une autre type de caricature bien plus nocive qui est à l’œuvre. En effet, combien de fois ai-je entendu la phrase qui fait hérisser tout ergonome normalement constitué&nbsp;: « l&rsquo;ergonomie, c&rsquo;est tout simplement une affaire de bon sens ». Le <strong>« bon sens »</strong> dont un professeur en ergonomie toulousain disait crûment qu’il est <strong>« la connerie unanimement partagée par un groupe homogène »</strong>.</p>



<p>Alors l&rsquo;ergonomie c&rsquo;est quoi&nbsp;? La mise en application de la connerie&nbsp;? Cela nous prendra 10 secondes d&rsquo;aller vérifier <a class="snap_shots" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ergonomie">sur <strong>Wikipédia</strong></a>&nbsp;: c&rsquo;est « l&rsquo;étude scientifique de la relation entre l&rsquo;homme et ses moyens, méthodes et milieux de travail » et l&rsquo;application de ces connaissances à la <strong>conception de systèmes</strong>&nbsp;« qui puissent être utilisés avec le maximum de confort, de sécurité et d&rsquo;efficacité par le plus grand nombre ». La « conception de systèmes » cela veut dire qu&rsquo;un ergonome va étudier et potentiellement agir sur tout l&rsquo;<strong>écosystème de l&rsquo;homme avec son environnement de travail</strong>&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le poste de travail au sens environnemental et physique&nbsp;: acoustique, luminosité, atmosphère, dimension, forme et fonctionnement des dispositifs, au regard des caractéristiques mécaniques et motrices humaines, anthropométriques, physiologiques, sensorielles, les rythmes biologiques, etc.</li>



<li>Les processus et les flux dans lesquels s&rsquo;exécute l&rsquo;activité, en prenant en compte les aspects individuels et collectifs sur les plans psychosociaux, stratégiques (et managériaux), organisationnels (au sens très large du terme), mais aussi les dimensions temporelles (saisonnalités et horaires de travail, fluctuation des activités), logistiques.</li>



<li>Les processus cognitifs mis en œuvre, en prenant en compte les aspects liés à l&rsquo;apprentissage, l&rsquo;expertise, les régulations de l&rsquo;activité mentale, dans ses dimensions individuelles et collectives.</li>



<li>La prise en compte de ces mécanismes humains dans leur ensemble&nbsp;: physiologiques, cognitifs et psychosociaux et leur rôle dans la régulation de l&rsquo;activité de l&rsquo;opérateur humain.</li>



<li>Les dispositifs avec lesquels les individus interagissent avec le système, et parmi ceux-ci, les outils de commandes mécaniques ou informatiques.</li>
</ul>



<p>Remarquez que l&rsquo;on va un petit peu plus loin que l&rsquo;esthétique d&rsquo;une poignée d&rsquo;aspirateur, où le choix entre un menu de navigation vertical ou horizontal sur un site web&#8230; Vous comprenez mieux que lorsqu&rsquo;un individu se dit ergonome et qu&rsquo;il sous-tend que cela ne concerne que l&rsquo;application de bon sens et de bonnes pratiques sur des sites web, ou pire, qu&rsquo;il assimile ça uniquement à du design graphique, ça a tendance un peux à m&rsquo;agacer. Mais au fait, a-t-on vraiment besoin d&rsquo;un ergonome, en particulier dans le monde du web et des applications grands public&nbsp;? Cela reste à prouver. C&rsquo;est à nous de le montrer.</p>



<p>Un ergonome est un analyste du travail dont la tâche est de créer des situations où les opérateurs humains sont placés dans de meilleures conditions de confort, de sécurité et d’efficacité. Confort, on voit là le profit pour les opérateurs. Efficacité, on voit celui de l’entreprise. L’intérêt commun est dans la sécurité, la diminution des accidents de travail. Par extension, au niveau de l&rsquo;ergonomie web par exemple, traduisez cela par l&rsquo;amélioration de l&rsquo;<a href="/definition-experience-utilisateur-sa-place-en-agence-et-chez-les-annonceurs/"><strong>expérience utilisateur</strong></a> (<strong>U</strong>ser e<strong>X</strong>perience) pour l&rsquo;internaute, et du côté du site web l&rsquo;augmentation du <strong><a class="snap_shots" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_conversion#Internet">taux de conversion</a></strong>, ou du « bon click » et du chiffre d&rsquo;affaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Marketing de l&rsquo;ergonomie&nbsp;: faire du neuf avec du vieux, ou carrément du bullshit</h2>



<p>Même si les applications, les affichages et les modes d&rsquo;interaction se diversifient sur les interfaces hommes-machine (tablettes tactiles, consoles avec capteurs de mouvements, etc.) et bien <a href="/tendance-ux-trop-interfaces-tue-interface-utilisateur/#evol-dektop-ui">se sont toujours les mêmes composants de base qui sont utilisés depuis très longtemps</a>, même si certains ont évolués et connaissent de nouvelles déclinaisons.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="300" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/combobox-1-2.png" alt="Combo Box Example" class="wp-image-9904" title="combobox" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/combobox-1-2.png 400w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/combobox-1-2-300x225.png 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Vieille ComboBox datant</em><br><em>de l&rsquo;antiquité</em></figcaption></figure>



<div style="height:52px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="331" height="290" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/autocomplete-1-2.png" alt="Autocomplete dynamic list example" class="wp-image-9905" title="autocomplete" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/autocomplete-1-2.png 331w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2011/07/autocomplete-1-2-300x263.png 300w" sizes="auto, (max-width: 331px) 100vw, 331px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Superméga moteur de recherche intersidéral</em><br><em>avec autocomplétion catégorisée, </em><br><em>en JQuery « Mon Dieu que c&rsquo;est beau »&nbsp;:</em></figcaption></figure>



<div style="height:52px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Et pour ceux qui croient qu&rsquo;on peut révolutionner tout cela, et bien qu&rsquo;ils aillent vendre leurs <strong>bullshits</strong> ailleurs. J&rsquo;ai un souvenir récent d&rsquo;une maquette d&rsquo;interface 3D qui avaient été conçue pour naviguer dans des données, et qui avait été présentée comme révolutionnaire. Le résultat était une interface qui donnait la nausée aux utilisateurs (<a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Mal_des_transports">cinétose</a>), comme cela était d&rsquo;ailleurs prévisible. Laissez ensemble un responsable de l&rsquo;innovation en manque de reconnaissance en interne chez un client et un directeur de création&nbsp;border-line dans une pièce, vous êtes à peu près certains qu&rsquo;ils vont vous pondre une grosse daube inutilisable. Mais qu&rsquo;est-ce que vous voulez, il faut bien que ces pauvres gens fassent quelque chose pour se rendre intéressants. Leurs métiers ne consistent pas à imaginer des choses utilisables. Nous sommes donc de fait leurs ennemis jurés. Dans un tel contexte la seule chose que peut faire un ergonome est de distribuer des gifles. En ce qui me concerne, ça fait longtemps que je ne fréquente plus les mêlées de <strong><a href="https://www.penibles.com/la-r-s-m-une-histoire-de-famille/">derbies de rugby à 15</a> du Sud-Ouest</strong>, plus appropriées pour cela (les gifles, pas l&rsquo;ergonomie, vous aurez compris). Si ça vous plaît, ne vous inquiétez pas, je vais distribuer quelques « bourre-pif » un peu plus bas.</p>



<p>Désolé de vous décevoir, mais les incroyables interfaces que vous voyez dans les films de science fiction à la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Minority_Report">Minority Report</a></strong> ou les séries policières scientifiques (vous savez, les machins qui font bipbip sans arrêt) seraient le plus souvent totalement inutilisables et/ou insupportables dans la réalité. <strong>Regarder un spectacle passivement et interagir sont deux choses différentes</strong>. Pour les choses les plus innovantes tout en restant utilisables, allez voir plutôt dans le domaine de certains jeux vidéos. Nous pouvons quand même faire <a href="/tag/innovation/">des choses très sympathiques</a> à utiliser aujourd&rsquo;hui, ne vous inquiétez pas. Les technologies et les devices ont pas mal évolué (c&rsquo;est un des volets de <a href="/les-ria-signent-la-fin-de-la-frontiere-entre-le-web-et-les-applications-metier-vers-plus-de-diversite-ou-duniformite-des-interfaces-utilisateur/" title="Les RIA signent la fin de la frontière entre le web et les applications métier&nbsp;: vers plus de diversité ou d’uniformité des interfaces utilisateur&nbsp;?">mon billet sur les <strong>RIA</strong></a> &#8211; Rich Internet Applications), mais nous resterons toujours dans la limite de faire des choses qui soient utilisables, agréables et efficaces.</p>


<div class=" content_cards_card content_cards_domain_www-pierre-lannes-fr">
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				<a class="content_cards_image_link" href="https://www.pierre-lannes.fr/les-ria-signent-la-fin-de-la-frontiere-entre-le-web-et-les-applications-metier-vers-plus-de-diversite-ou-duniformite-des-interfaces-utilisateur/">
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		<a class="content_cards_title_link" href="https://www.pierre-lannes.fr/les-ria-signent-la-fin-de-la-frontiere-entre-le-web-et-les-applications-metier-vers-plus-de-diversite-ou-duniformite-des-interfaces-utilisateur/">
			Rich Internet Applications&nbsp;: web apps métier | Pierre Lannes		</a>
	</div>
	<div class="content_cards_description">
		<a class="content_cards_description_link" href="https://www.pierre-lannes.fr/les-ria-signent-la-fin-de-la-frontiere-entre-le-web-et-les-applications-metier-vers-plus-de-diversite-ou-duniformite-des-interfaces-utilisateur/">
			<p>Grâce à l'évolution du haut débit et des technologies web, les RIA ouvrent de nouvelles possibilités pour les applications métier</p>
		</a>
	</div>
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</div>


<p>Avant de me lancer dans un prochain billet qui sera un lexique des composants, l&rsquo;important était donc de commencer par arrêter de se gargariser de termes pompeux de marketeux qui font du neuf avec du vieux. C&rsquo;est un peu ce que fait <strong>Apple</strong>, mais eux, au moins, ont le mérite de très bien le faire, et ça leur fait gagner beaucoup d&rsquo;argent. Par exemple, la sortie en fanfare l&rsquo;année dernière de la fonction copier-coller sur l&rsquo;<a class="snap_shots" href="/tag/ios/"><strong>iOS</strong></a> de l<strong>&lsquo;iPhone</strong>, alors que le copier-coller a été inventé 36 ans avant par <strong>Xerox</strong>, c&rsquo;est à mourir de rire. Ça ne veut pas dire que je jette la pierre à <strong>Apple</strong>. Bien au contraire. <strong>Steve Jobs</strong> est sans doute un des meilleurs chef de produit du monde, il a sans doute amené le marketing à son apogée, et lui et sa firme ont beaucoup contribué à la mise évidence de l&rsquo;importance du design de produit et de l&rsquo;ergonomie, son rôle fondamental pour l&rsquo;efficacité des applications et l&rsquo;amélioration de l&rsquo;expérience utilisateur… et du chiffre d&rsquo;affaire&#8230; Et certains ont donc très bien compris que <strong>l&rsquo;ergonomie, maintenant, c&rsquo;est vendeur</strong> (sans savoir ce que c&rsquo;est). Donc maintenant tout le monde est ergonome, chouette. Ça y est, j&rsquo;y ai mis le temps, mais nous sommes enfin arrivés au cœur du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ergonomie&nbsp;: du grand n&rsquo;importe quoi</h2>



<p>L&rsquo;ergonomie est vendeuse. Mais la majorité des ergonomes ne sont pas des vendeurs. En effet leur travail ne consiste pas à faire des trucs vendables, mais des trucs <strong>utiles, efficaces, utilisables et agréables à utiliser</strong>.</p>



<p>A l&rsquo;inverse, il y a des gens, plus particulièrement dans les métiers autour de la conception d&rsquo;applications informatiques, sites web, applis mobiles, etc., qui sont de bons vendeurs, puisque c&rsquo;est un secteur porteur. Certains sont vendeurs de <strong>bullshits</strong>. Ils pourront donc même se vendre comme ergonome alors qu&rsquo;ils ne le sont pas. Il profitent en effet du terrible flou qui plane autour de ce métier trop vaste, dont le nom est galvaudé et caricaturé à l’extrême dans le discours publicitaire et du marketing&nbsp;: « ce truc là c&rsquo;est ergonomique, donc c&rsquo;est mieux ».</p>



<p>Je me rappelle avoir fait passer récemment un entretien à un candidat plutôt profilé webmarketing, qui avait mis « expert ergonome » dans son CV. Il n&rsquo;a même pas eu la décence de me donner la modeste définition apprise par cœur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ergonomie">sur <strong>Wikipédia</strong></a> (voir plus haut) quand je lui ai demandé de me parler d&rsquo;ergonomie. A l&rsquo;inverse, je me rappelle avoir fait passer un autre entretien à une CP (chef de projet) aguerrie d&rsquo;agence web, qui donnait une définition pertinente et compréhensible de l&rsquo;ergonomie web, qui était fondée sur du vécu. C&rsquo;est rassurant&#8230;</p>



<p>L&rsquo;ergonomie, c&rsquo;est donc merveilleux, et toute une nuée de charlatans se jettent sur l&rsquo;aubaine pour nous la mettre à toute les sauces et nous la vendre n&rsquo;importe comment. Même dans les entreprises, on recrute des ergonomes pour en mettre dans tous les projets, sans vraiment savoir de quoi il s&rsquo;agit quelquefois. A la limite on s&rsquo;en fout complètement, s&rsquo;il y a un ergonome et qu&rsquo;il met son tampon pour approuver le projet, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;on lui demande&nbsp;? J&rsquo;exagère sans doute. Mes chères consœurs et confrères, prenez garde quand même de ne pas être instrumentalisés, et de contribuer à la dévalorisation du métier. N&rsquo;oubliez pas aussi par exemple, qu&rsquo;à certains moments, des entreprises n&rsquo;ont pas voulu écouter des ergonomes, et ont laissé des <strong>méthodes de management et des modèles d’organisation inhumains faire des ravages.</strong> Ces mêmes entreprises <strong>rappellent maintenant les ergonomes et les psychologues du travail à la rescousse</strong> pour réparer les dégâts.</p>



<p>Si les entreprises recrutent des ergonomes, ne crachons pas dans la soupe, mais ne vous y trompez pas&nbsp;: c&rsquo;est une opportunité mais aussi un défi pour mieux faire connaitre notre métier et ses méthodes, et notre véritable apport. Ne nous endormons pas sur nos lauriers et la voie royale que le développement du numérique et d&rsquo;internet nous a tracé (pour l&rsquo;ergonomie des interface hommes-machines), mais aussi le vieillissement de la population, les drames au travail ou l&rsquo;obsession sécuritaire de notre civilisation (pour l&rsquo;ergonomie des facteurs humains et organisationnels, des postes de travail et des risques psychosociaux). Je vois toute une série de jeunes diplômés arrivant avec le vent en poupe et en terrain conquis, je leur dis&nbsp;: mesurez bien votre chance. Mais je vois aussi des jeunes diplômés pleins d&rsquo;enthousiasme et d&rsquo;idées qui viennent secouer les vieux ergonomes qui se sont endormis, et ça c&rsquo;est par contre très bien&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ergonomie d&rsquo;un dispositif et l&rsquo;expérience utilisateur est une construction collective et non pas l&rsquo;affaire d&rsquo;un seul expert</h2>



<p>Pour rester dans le domaine des sites web et des applications informatiques, ce sont toute une série de métiers qui vont contribuer au résultat final. Vous pouvez concevoir la plus fabuleuse application qui soit, si jamais par exemple l&rsquo;interface est lente, peu réactive, pas fluide, les temps de réponse mauvais, alors l&rsquo;expérience utilisateur sera catastrophique. Ce sont tous les acteurs de la chaine de conception qui sont impliqués dans le résultat final, et il faudra avoir affaire à toutes les contraintes qui peuvent peser sur la conception, ce qui amènera à des dilemmes, des choix et des compromis.</p>



<p>J&rsquo;ai dit plus haut que le travail de l&rsquo;ergonome ne consiste pas à faire des trucs vendables, mais des trucs utiles, efficaces, utilisables et agréables à utiliser. Mais il n&rsquo;est donc pas le seul à contribuer à ce résultat. Les soit-disant concurrents des ergonomes sur le marché des IHM&nbsp;: consultants UX et autres interaction designers qui disent être les experts garants de l&rsquo;expérience utilisateur sont le plus souvent des vendeurs de <strong>bullshits</strong> ceux-là aussi. Un seul homme n&rsquo;est pas porteur et garant de l&rsquo;amélioration de l&rsquo;expérience utilisateur. Ce sont tous les acteurs de la conception qui y contribuent&nbsp;: les architectes du système d&rsquo;information, les développeurs, les concepteurs au sens large (parmi eux certains ergonomes), les designers, les rédacteurs de contenus et contributeurs, certains métiers du marketing pour la stratégie et la mise en valeur des produits et services, les chefs de projet (auquel je rends un hommage sincère, car ils doivent composer avec ce panier de crabes et parfois avec le harcèlement des clients), et les utilisateurs eux-même. C&rsquo;est là où j&rsquo;en arrive à une prise de position qui me semble essentielle&nbsp;: <strong>ce n&rsquo;est pas d&rsquo;un « expert User eXperience » dont on a besoin pour la conception, mais de tout le monde. Par contre, pour la prise en compte des utilisateurs, vous avez besoin de personnes qui utilisent des méthodes de conception centrées sur les utilisateurs (User Centric)</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1489" height="423" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/parcours-conception-centre-utilisateur.jpg" alt="Conception Centrée utilisateur" class="wp-image-52578" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/parcours-conception-centre-utilisateur.jpg 1489w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/parcours-conception-centre-utilisateur-300x85.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/parcours-conception-centre-utilisateur-1024x291.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/parcours-conception-centre-utilisateur-768x218.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1489px) 100vw, 1489px" /><figcaption class="wp-element-caption"><a href="https://www.hug.ch/sciences-linformation-medicale/conception-centree-utilisateur" target="_blank" rel="noopener" title="">Conception centrée utilisateur</a></figcaption></figure>



<p>Car enfin, il est quand même dramatique que l&rsquo;on doive sans cesse poser cette question simple&nbsp;: comment peut on concevoir des choses amenées à être utilisées sans prendre en compte les caractéristiques et les attentes (y compris d&rsquo;être surpris) des utilisateurs de ces dispositifs&nbsp;??? Et c&rsquo;est là que l&rsquo;on a besoin des spécialistes des études utilisateurs&nbsp;: on y retrouvera les études marketing, ceux qui se préoccupent des caractéristiques des utilisateurs en tant que « cibles » et se concentrent sur les produits, les services et les tendances, et des spécialistes de l&rsquo;étude de l&rsquo;activité et du comportement&nbsp;: les experts de la mesure du trafic et du suivi des indicateurs d&rsquo;activité et de production, et les ergonomes usant notamment de méthodes ethnographiques (analyse de l&rsquo;activité) et autres experts des études utilisateurs. Ceux qui ne parlent plus que de « <strong>User eXperience</strong> » parce que c&rsquo;est le mot à la mode, ne doivent pas oublier que les seuls à pouvoir mesurer l&rsquo;<strong>eXpérience Utilisateur</strong> sont les <strong>experts des études utilisateurs</strong> dont je viens de parler et les <strong>utilisateurs eux-mêmes</strong>.</p>



<p>Si j&rsquo;ai un conseil à donner à certains ergonomes, arrêtez de passer votre temps en openspace à vous battre avec les autres métiers de la conception pour savoir si le bouton doit être décalé de 20 pixels à droite, car dans ce cas vous n&rsquo;êtes plus des ergonomes. Votre place n&rsquo;est pas non plus en en réunion pour essayer de faire comprendre ce qu&rsquo;est l&rsquo;ergonomie, ou de passer votre temps dans les colloques corporatistes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/desk-computer-person-woman-singer-model-177515-pxhere.com_.jpg" alt="Devant écran" class="wp-image-52586" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/desk-computer-person-woman-singer-model-177515-pxhere.com_.jpg 1024w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/desk-computer-person-woman-singer-model-177515-pxhere.com_-300x200.jpg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/desk-computer-person-woman-singer-model-177515-pxhere.com_-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<div style="height:35px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Trouvez plutôt tous les moyens à votre disposition pour observer la réalité, aller sur le terrain, étudier les usages, vous vous y aiguiserez les capacités d&rsquo;écoute et d&rsquo;observation qui vous donneront progressivement l&rsquo;aptitude de repérer rapidement les goulets d&rsquo;étranglements dans un processus ou un dispositif, les zones à risques, les sources d&rsquo;insatisfaction, les gisements de productivité, d&rsquo;efficacité et de satisfaction, fabriquer des pistes de solutions et des idées avec les utilisateurs, et avec les autres analystes de l’activité et concepteurs.</p>



<p>Gardez aussi du temps pour&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Maîtriser des outils qui vous permettent de concrétiser rapidement et de manière intelligible l&rsquo;expression des besoins et les pistes de conception.</li>



<li>Bien comprendre les contextes et les modes et méthodes de réalisation des projets, pour savoir y êtes insérés efficacement et en entrevoir les leviers.</li>



<li>Comprendre les décideurs, et pourquoi ils veulent vraiment vous utiliser ou qui les y a contraint, cela vous évitera des surprises, des déconvenues et des retours de bâton.</li>



<li>Passez aussi du temps avec les personnes pouvant vous fournir toutes les données quantitatives sur l’activité, indicateurs de production sur une chaine de fabrication, de logistique ou de vente, ayant des avis sur les variations de l&rsquo;activité et leurs mécanismes. Si vous êtes dans le monde du web, rapprochez vous des experts de l&rsquo;analyse du trafic (webanalytique) et de l&rsquo;optimisation pour les moteurs de recherche (SEO Search Engine Optimization). L&rsquo;ergonome a besoin de travailler avec des indicateurs de performance dans son analyse des activités des utilisateurs. Mais nous en avons aussi besoin pour dialoguer avec les décideurs, car il faut toujours des chiffres pour prendre des décisions. N&rsquo;oubliez pas que les données peuvent aussi vous servir pour montrer votre propre valeur ajoutée, le ROI (Return on Investment), le retour sur investissement.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La cohabitation entre métiers de la conception</h2>



<p>Heureusement, les acteurs de la conception ne sont pas tous en guerre les uns contres les autres dans de stériles guerres de chapelles. Il y en a certains qui sont ouverts d&rsquo;esprit, et assez intelligents pour savoir que tous ces métiers doivent bosser ensemble et non les uns contre les autres (c&rsquo;est du vécu d&rsquo;agence&#8230;) et qu&rsquo;il faut quand même aussi demander leur avis aux utilisateurs&#8230; Ah oui, au fait, je voudrais rappeler encore une fois que nous concevons des applications et des sites pour des clients, mais aussi pour des utilisateurs finaux, qu&rsquo;ils soient grand public ou en entreprise. Steve Jobs, lui, ne l&rsquo;oublie jamais. Prenez en de la graine avant de partir dans des délires conceptuels en phase de conception d&rsquo;une interface utilisateur.</p>



<p>Entre certains qui s&rsquo;autoproclament ergonomes et qui n&rsquo;y connaissent rien, ou à l&rsquo;inverse les « vrais » ergonomes psycho-rigides et poussiéreux du type « touche pas à mon diplôme », il y a toute une une ribambelle de métier qui y mettra son grain de sel. Sur qui je tire en premier&nbsp;? Allez hop, sur certains développeurs qui se cachent derrière l&rsquo;ésotérisme de leur langage technique. Vous savez, celui qui vous dit « ah non, ça on peut pas le faire ». Quand un développeur vous dit cela, Il y a 3 réponses possibles&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La réponse normale&nbsp;: « Dis moi plutôt combien ça coute et combien de temps ça va te prendre, vraiment ».</li>



<li>La réponse gentille&nbsp;: « Qu&rsquo;est-ce que tu peux me proposer comme solution alternative&nbsp;? ».</li>



<li>La réponse logique « Tu me prends pour une quiche&nbsp;? ».</li>
</ul>



<p>Il y a des profils « artistiques » (graphistes, webdesigners et compagnie) qui se préoccupent de l&rsquo;utilisabilité et savent travailler en groupe, ils sont alors de formidables partenaires de conception qui viendront sublimer l&rsquo;austère et grisâtre storyboard sur lequel vous vous êtes concentrés laborieusement sur le zoning, les fonctionnalités et les principes de navigation.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="792" height="576" src="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/brainstorming.jpeg" alt="Brainstorm" class="wp-image-52581" srcset="https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/brainstorming.jpeg 792w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/brainstorming-300x218.jpeg 300w, https://www.pierre-lannes.fr/wp-content/uploads/2023/09/brainstorming-768x559.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 792px) 100vw, 792px" /></figure>



<div style="height:35px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Mais il y a aussi certains graphistes (webdesigners et autres directeurs artistiques. etc.) qui se prennent pour des artistes incompris, qui ont oublié que les utilisateurs existaient et qui veulent avant tout se faire plaisir ou se faire mousser. Qu&rsquo;ils aillent ou qu&rsquo;ils restent dans les agences de com ou qu&rsquo;ils s&rsquo;installent en freelance, mais évitez des les faire bosser sur des <strong>dispositifs qui doivent être utilisés par des vrais gens</strong>, ça peut être mauvais pour votre <strong>chiffre d&rsquo;affaire</strong>. Mais bon, après tout, ce n&rsquo;est pas grave si on les laisse faire n&rsquo;importe quoi sur des sites web ou des applications grands publics. Ce serait un peu plus embêtant si on les faisait bosser sur des synoptiques de centrales nucléaires ou des tableaux de bord d&rsquo;avions. D&rsquo;ailleurs, pour y avoir été, je ne les y ai jamais vus&#8230; Désolé, vendeurs de <strong>bullshits</strong>, passez votre chemin, et aller faire des sites en flash avec une seule page, avec une belle animation « et puis c&rsquo;est tout », pour des marques de luxes qui font des sites web surtout parce qu&rsquo;il faut bien en avoir une. Les vendeurs de <strong>bullshits</strong> sont forcément plus à l&rsquo;aise en face des gens de certaines directions de la communication ou du marketing qui ne connaissent rien au web mais qui sont forcés de dépenser un peu d&rsquo;argent dans la stratégie web de leur groupe, à cause de la montée en puissance de ce canal (au sens marketing du terme), et pour essayer de montrer qu&rsquo;ils ne sont pas trop « has been ».</p>



<p>Mais même dans le domaine du web, je peux vous garantir que les vendeurs de <strong>bullshits</strong> font beaucoup moins les malins devant les clients « <a class="snap_shots" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pure_play"><strong>pure players</strong></a> » du web dont 100% du chiffre d&rsquo;affaire est généré par leur site. Ces clients là voient vite les vendeurs de <strong>bullshits</strong> arriver. Par contre, vous pourrez leur parler en toute quiétude d&rsquo;ergonomie et de performance si vous connaissez un peu votre sujet, vous trouverez des oreilles attentives.</p>



<p>Je passerai rapidement sur certains concepteurs marketings super-vendeurs de méga bullshits qui n&rsquo;utilisent que des termes anglais parce que c&rsquo;est mieux, ou les soit-disant consultants UX et compagnie qui n&rsquo;ont pas besoin des utilisateurs et qui partent du principe que la connaissance de bonnes pratiques, le bon sens, savoir un peu utiliser <a class="snap_shots" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Illustrator"><strong>Adobe Illustrator</strong></a> et un peu de créativité et de veille sont suffisants. Je vous en ai déjà parlé et ils ne méritent vraiment pas que je m&rsquo;attarde sur leur cas. Mais méfiez vous quand même de certains d&rsquo;entre eux. Quand ils savent un tout petit peu se servir de <a class="snap_shots" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Photoshop"><strong>Photoshop</strong></a>, leur tête peut éclater à tout moment tellement elle gonfle.</p>



<p>J&rsquo;ai l&rsquo;impression que me je suis encore acharné sur le marketing. Je vais donc me rattraper tout de suite, en disant qu&rsquo;il y a d&rsquo;excellents consultants e-marketings. Je dirai même que parmi les propositions commerciales et certaines missions auxquelles j&rsquo;ai pu contribuer, les meilleures sont sûrement celles où j&rsquo;ai travaillé en complémentaire avec un « super-marketeux »&nbsp;: lui en se concentrant sur la partie stratégie globale d&rsquo;un site ou d&rsquo;une application et son contenu, moi sur la performance et l&rsquo;utilisabilité de l&rsquo;interface, en collaboration avec un créatif pour le design graphique et un expert technique pour l&rsquo;univers des contraintes. Vous voyez bien qu&rsquo;on peut s&rsquo;aimer.</p>


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			5 carrés, hommage aux Jacques de l'ergonomie | Pierre Lannes		</a>
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			<p>Escouteloup à Bordeaux, modèle de la régulation de l’activité par Leplat, Christol et le modèle de la situation de travail en ergonomie, et mon modèle de l'UX</p>
		</a>
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