Ombres de citoyens sur fond de drapeau national français


Citoyens et entrepreneurs, reprenez le pouvoir aux banksters, multinationales, politiques et médias46 minutes de lecture

Je ne suis pas un spécialiste de la politique, de l’économie ou des médias, ceci est juste une réflexion personnelle que je partage, peu importe qu’elle soit lue. Pour les courageux qui s’attaqueraient à la lecture, je vous préviens, c’est plus long qu’un Tweet ! 30mn de durée de lecture estimée.

Sommaire

1 - Introduction : les 70 paisibles ?
2 - Désintérêt du citoyen et perte de confiance envers les “élites” politiques en France
3 - Double peine pour les citoyens : payer les excès de dépenses publiques et payer pour rattraper les conneries des banques spéculatives (les banksters)
4 - Cas de la banque d’investissement Goldman Sachs : les liaisons dangereuses entre un monstre financier et les gouvernements européens et américains
5 - Multinationales et actionnaires, lobbying et corruption à l’échelle européenne
6 - Radars routiers : racket et mépris des citoyens par l’état français, partage des richesses avec les fournisseurs de l’état
7 - Des médias sous contrôle, garants de la distraction, l’abrutissement et la propagande pour les masses
8 - L’entreprenariat, acte de résistance aux multinationales et aux bureaucraties. Inertie et malfaisance bureaucratique
9 - Initiatives citoyennes et opportunités pour les prochaines présidentielles
10 - Conclusion : un individu plus responsable, autonome et solidaire pour une société meilleure
10 - Pour compléter la réflexion

Introduction

Les “soixante-dix paisibles”

Rester optimiste et donner de l’espoir. J’adore notre philosophe gascon Michel Serres avec sa grande sagesse grand-paternaliste quand il tente de nous sortir de la morosité ambiante et d’insuffler de l’energie positive aux jeunes en parlant de ce qu’il appelle “les soixante-dix paisibles” comme extension des 30 glorieuses. Il nous rappelle que lors des 70 dernières années il y a eu des gens qui on fait le bien et de grands progrès pour notre humanité, notamment dans le domaine de la médecine. Mais il faut rester vigilant et bien identifier ce que l’on peut vraiment considérer comme des progrès. Et se demander si l’humanité a bien tiré les leçons du 20ème siècle.

Les 30 glorieuses qui suivent la libération de 1945 viennent immédiatement après la première crise mondiale de l’humanité, qui a commencé par le krach boursier de 1929 déclenchant un effondrement de l’économie, la montée des extrémismes et la Seconde Guerre mondiale.

Notre destin est entre nos mains, dans un monde occidental où nous sommes devenus hyper-dépendants d’un système se retrouvant de nouveau imbriqué avec une sphère financière spéculative omniprésente. Une des différences avec les années 30 du siècle dernier, c’est la dissuasion nucléaire qui change les stratégies guerrières. Les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki de 1945 accéléreront la capitulation du Japon, la fin de la 2nde guerre mondiale et la naissance des 30 glorieuses et (relatives…) 70 paisibles. La paix des canons mon cher Michel ?

Portait du philosophe gascon Michel Serres Le philosophe gascon Michel Serres ( Source : Wikimedia Commons)

 

L’attelage des chevaliers de l’apocalypse pouvant mener le pays et notre civilisation à sa perte est composé de l’égoïsme, la déresponsabilisation citoyenne, la trop grande place laissée à la spéculation financière et aux grandes banques d’investissement, au lobbying des multinationales, à certains médias asservis à leurs actionnaires pour abrutir et faire consommer les citoyens, acheter les politiques et diviser pour mieux régner. Tout cela sur un fond de logique de croissance incessante sur une planète qui est limitée, d’inertie en terme de choix énergétiques et d’hyper-dépendance aux systèmes étatiques, financiers et industriels.

Dans ce (très long) billet, je parlerai des risques et des dérives liées à ce système politiques-banksters-multinationales-médias et je développerai ensuite l’idée que nous disposons de leviers pour réduire ces risques et dérives :

Aujourd’hui, les entrepreneurs et le citoyen responsable seront peut être les seuls qui pourront se sauver eux-même et le monde occidental.

 

Un fil conducteur inattendu dans 3 paragraphes de ce billet : le concept politique de “porte tambour”

C’est en rédigeant ce texte que je me suis rendu compte, en faisant des lectures en parallèle, qu’il y avait finalement un fil conducteur imprévu dans 3 paragraphes où je vais mentionner :

  • Les relations entre la banque d’investissement Goldman Sachs et le gouvernement européen,
  • Le lobbying des multinationales,
  • Le racket des citoyens par l’État avec le système des radars routiers.

Dans toutes ces configurations j’ai constaté que des individus basculent entre ces 2 types de postes :

  • Un poste de ministre des finances, secrétaire du trésor, directeur de banque centrale dans des gouvernement nationaux et continentaux,
  • Un poste dans la plus grosse banque d’investissement du monde, ou de PDG dans des entreprises fournisseurs de l’état.

J’ai également découvert que ce type de bascule entre deux postes porte un nom en politique : la “porte tambour” (ou “Revolving Door” en anglais). Voici la définition dans Wikipédia :

La porte tambour est une rotation de personnel entre un rôle de législateur et régulateur, et un poste dans l’industrie affecté par ces mêmes législation et régulation. Dans certains cas ces rôles sont assumés séquentiellement, mais dans certaines circonstances ils peuvent être assumés en même temps. Les analystes politiques pensent qu’une relation malsaine peut se développer entre le secteur privé et le gouvernement, basé sur l’allocation de privilèges réciproques au détriment de l’intérêt de la nation.

 

Porte Tambour. Source : Wikimedia Commons

Page suivante : 2 - Désintérêt du citoyen et perte de confiance envers les “élites” politiques en France

Pas de commentaire

Les commentaires sont fermés pour cet article